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DOSSIERSBiographie de Sonia M’barek, ministre de la Culture

Sonia M’barek, nommée ministre de la Culture au sein du gouvernement de Habib Essid, est née en 1969. Initialement chanteuse et assistante à l'Institut supérieur de m plus ...

6 January 2016
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Djerba

Djerba, parfois orthographiée Jerba, est une île de 514 km2 (25 kilomètres sur 20 et 150 kilomètres de côtes) située au sud-est du golfe de Gabès et barr<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Djerba, parfois orthographi&eacute;e Jerba, est une &icirc;le de 514 km2 (25 kilom&egrave;tres sur 20 et 150 kilom&egrave;tres de c&ocirc;tes) situ&eacute;e au sud-est du golfe de Gab&egrave;s et barrant l&rsquo;entr&eacute;e du golfe de Boughrara, au sud-est de la Tunisie. C&rsquo;est la plus grande &icirc;le des c&ocirc;tes d&rsquo;Afrique du Nord. Sa principale ville, Houmt Souk, rassemble &agrave; elle seule 44 555 des 139 517 Djerbiens.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Ulysse l&rsquo;aurait travers&eacute;e, les Carthaginois y fond&egrave;rent plusieurs comptoirs, les Romains y construisirent plusieurs villes et y d&eacute;velopp&egrave;rent l&rsquo;agriculture et le commerce portuaire. Pass&eacute;e successivement sous domination vandale, byzantine puis arabe, Djerba est devenue depuis les ann&eacute;es 1960 une destination touristique populaire. Elle demeure marqu&eacute;e &agrave; la fois par la persistance de l&rsquo;un des derniers parlers berb&egrave;res tunisiens, l&rsquo;adh&eacute;sion &agrave; l&rsquo;ibadisme d&rsquo;une partie de sa population musulmane et la pr&eacute;sence d&rsquo;une communaut&eacute; juive dont la tradition fait remonter la venue &agrave; la destruction du Temple de Salomon.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">L&rsquo;&icirc;le est reli&eacute;e au continent, au sud-ouest par un bac qui conduit d&rsquo;Ajim &agrave; Jorf et au sud-est par une voie de sept kilom&egrave;tres, dont la premi&egrave;re construction remonterait &agrave; la fin du iiie si&egrave;cle av. J.-C., entre la localit&eacute; d&rsquo;El Kantara et la p&eacute;ninsule de Zarzis.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le 17 f&eacute;vrier 2012, le gouvernement tunisien propose Djerba pour un futur classement sur la liste du patrimoine mondial de l&rsquo;Unesco.</span></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">D&eacute;mographie</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Les habitants de l&rsquo;&icirc;le, principalement arabophones, comptent aussi une importante composante berb&eacute;rophone (Kutamas, Nefzas, Hawwaras, etc.). La plus grande partie de l&rsquo;&icirc;le est occup&eacute;e par des populations villageoises d&rsquo;origine berb&egrave;re comme &agrave; Mezraya, Ghizen, Tezdaine, Wersighen, Sedouikech, Ajim et Guellala o&ugrave; le parler traditionnel est le tamazight, &eacute;galement appel&eacute; ici chelha, langue aux consonances explosives o&ugrave; la lettre &laquo; t &raquo; revient presque &agrave; chaque mot. La tradition berb&eacute;rophone est maintenue surtout par les femmes. Sur le plan religieux se distingue une petite et tr&egrave;s ancienne communaut&eacute; juive &laquo; p&eacute;trifi&eacute;e dans les traditions h&eacute;bra&iuml;ques les plus anciennes &raquo;, lesquelles la disent issue des exil&eacute;s de J&eacute;rusalem. Elle a v&eacute;cu en vase clos pendant des si&egrave;cles.</span></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Architecture et urbanisme</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Les Djerbiens, ayant eu &agrave; subir des attaques r&eacute;p&eacute;t&eacute;es venant de la mer tout au long de leur histoire, se sont &eacute;loign&eacute;s des c&ocirc;tes et dispers&eacute;s dans la campagne &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;&icirc;le. Le b&acirc;ti traditionnel est donc, en g&eacute;n&eacute;ral, isol&eacute; et dispers&eacute; ; il se structure selon une organisation hi&eacute;rarchique de l&rsquo;espace bas&eacute;e sur le menzel, terme signifiant &laquo; maison &raquo; en arabe litt&eacute;ral et d&eacute;crivant les espaces r&eacute;sidentiels et fonctionnels dans lesquels vivent les familles. Celui-ci constitue la cellule de base de l&rsquo;habitat f&eacute;d&eacute;r&eacute; autour de la mosqu&eacute;e.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Les couleurs dominantes des habitations djerbiennes sont le blanc vif pour les murs et les toits, le bleu ciel ou plus rarement le vert bouteille pour les portes et fen&ecirc;tres. D&rsquo;autres couleurs ont commenc&eacute; &agrave; appara&icirc;tre depuis l&rsquo;installation d&rsquo;habitants venus de l&rsquo;ext&eacute;rieur de l&rsquo;&icirc;le (en majorit&eacute; du Sud et du Centre-Ouest de la Tunisie) et la construction de maisons &laquo; de prestige &raquo; par les Djerbiens immigr&eacute;s. Sur l&rsquo;&icirc;le, il est interdit de construire plus de deux &eacute;tages au-dessus du rez-de-chauss&eacute;e et du sous-sol, ce qui a permis de pr&eacute;server une certaine harmonie architecturale.</span></p>

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Béja

  Béja est une ville du nord-ouest de la Tunisie située à une centaine de kilomètres de Tunis et à une cinquantaine de kilomètres de la frontière tuniso-algérienne. Chef-lieu du gouvernorat du même nom, elle constitue une municipalité comptant 56 677 habitants en 2004. Étymologie Vaga est le nom antique de l'actuelle Béja. C'est dans la Guerre de Jugurtha écrit par Salluste que le nom de Vaga est cité pour la première fois dans une œuvre écrite. Salluste en parle comme d'une ville qui avait déjà à cette époque une citadelle et des portes. Pline l'Ancien en parle aussi dans son Histoire naturelle. Pour sa part, Plutarque évoque aussi cette ville dans Les Vies des hommes illustres sous l'orthographe « Vacca ». Enfin, le vers 260 de Silius Italicus dans ses Punica indique aussi l'existence de cette ville. Plus tard, le nom de Vaga subira plusieurs transformations  Géographie Au centre de l'une des régions les plus verdoyantes du pays, à la lisière des monts de Kroumirie et dans une trouée qui est une extension de la vallée de la Medjerda, la région de Béja présente des paysages variés : zones montagneuses densément recouvertes d'arbres, plaines agricoles et vallées fluviales. Histoire La présence d'êtres humains dans la région de Béja est attestée depuis la préhistoire par les nombreuses pierres taillées et le type d'habitat spécifique de la région. - Origines berbères: Léon l'Africain confirme que Béja existait déjà avant l'arrivée en Tunisie des Phéniciens en précisant qu'elle « fut fabriquée par les Romains sur les fondements d'une autre qui y était auparavant », ce qui expliquait pour lui son nom de Vecchia qui signifie « vieille ». C'est Hérodote, au ve siècle av. J.-C., qui donne dans son Enquête une description du cadre de vie et des habitudes des habitants de cette région de la Tunisie s'adonnant essentiellement à l'agriculture. - Développement carthaginois: Avec l'arrivée des Phéniciens sur les côtes tunisiennes et la fondation de Carthage en 814 av. J.-C., une nouvelle ère s'ouvre et Béja devient une cité florissante équipée d'une garnison et fortifiée. L'existence de la cité phénicienne sur l'emplacement de Béja a d'ailleurs été confirmée par la découverte d'une nécropole punique où ont été mises au jour quelque 150 tombes. - Domination romaine: En 46 av. J.-C., après la défaite de Jugurtha, Rome étend son territoire : Carthage et la plus grande partie des états de Jugurtha deviennent officiellement province romaine. Béja, en raison de sa position et de son importance stratégique, reçoit une garnison permanente et se voit intégrée à la province. En 17 av. J.-C., l'actuelle Tunisie et la Tripolitaine sont réunies en une seule province qui prend le nom de province consulaire d'Afrique. À cette époque, les Romains démantèlent la vieille citadelle carthaginoise de Béja et construisent celle dont subsistent les restes imposants tout comme les fortifications. Les Romains élèvent par ailleurs d'autres monuments et embellissent la ville qui redevient durant quatre siècles une cité florissante. - Moyen Âge: En 670, Oqba Ibn Nafi Al Fihri fonde Kairouan et en chassent les Byzantins qui se replient vers Carthage, prise en 695, puis vers le nord-ouest, notamment à l'abri des murailles de Béja. En 696, un cousin du prophète Mahomet, meurt dans une bataille à Béja tout comme un grand nombre de soldats. L'année suivante marque la chute de de l'exarchat de Carthage et la fin du règne byzantin. En 943, Abu Yazid prend Béja après une brève bataille contre les troupes fatimides : la ville est incendiée, les habitants (hommes et enfants) sont massacrés et les femmes réduites à l'esclavage, ce que confirme Al-Bakri qui évoque ces événements dans sa Description de l'Afrique septentrionale. Avec l'arrivée des Hilaliens sur la Tunisie au xie siècle, les Riahs s'établissent au nord de la Medjerda et l'une de leurs fractions, les Akhdar, prend Béja et s'y établit. Ils en sont expulsés par le calife almohade Abu Yusuf Yaqub al-Mansur en 1187 après soutenu l'aventurier almoravide Ali ibn Ghania parti des îles Baléares pour se lancer à l'assaut des villes de l'Ifriqiya. En 1199, son frère Yahia assiège Béja qu'il livre au pillage. Dans les siècles suivants, Béja continue de souffrir de sa position stratégique, ce que confirme Mohamed El Abdery, voyageur et historien andalou qui visite l'Ifriqiya au xiiie siècle. Architecture et urbanisme Le noyau central de l'agglomération est formé d'une médina cernée de remparts (kasbah) et d'une ville moderne, née sous le protectorat français de Tunisie et incluant le Palais municipal, monument classé construit en 1933 et faisant office d'hôtel de ville. En 1938 est entreprise une vaste opération de rénovation d'une partie de la ville moderne avec la création du quartier européen sur la rive droite de l'oued Bouzegdem et d'importants travaux d'assainissement dont le plus important est la couverture de l'oued qui traversait alors toute la ville. À l'entrée de la ville, trois cigognes, oiseaux associés par les Béjaois à la prospérité, accueillent les visiteurs. Le pont de Trajan, qui mesure 70 mètres sur 7,30 mètres et possède trois arches, a été inauguré en 129 sous le règne d'Hadrien mais sa construction avait été lancée par Trajan qui lui a laissé son nom.  <p>&nbsp;</p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">B&eacute;ja est une ville du nord-ouest de la Tunisie situ&eacute;e &agrave; une centaine de kilom&egrave;tres de Tunis et &agrave; une cinquantaine de kilom&egrave;tres de la fronti&egrave;re tuniso-alg&eacute;rienne.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Chef-lieu du gouvernorat du m&ecirc;me nom, elle constitue une municipalit&eacute; comptant 56 677 habitants en 2004.</span></p> <p><strong><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&Eacute;tymologie</span></strong></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Vaga est le nom antique de l'actuelle B&eacute;ja. C'est dans la Guerre de Jugurtha &eacute;crit par Salluste que le nom de Vaga est cit&eacute; pour la premi&egrave;re fois dans une &oelig;uvre &eacute;crite. Salluste en parle comme d'une ville qui avait d&eacute;j&agrave; &agrave; cette &eacute;poque une citadelle et des portes.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Pline l'Ancien en parle aussi dans son Histoire naturelle. Pour sa part, Plutarque &eacute;voque aussi cette ville dans Les Vies des hommes illustres sous l'orthographe &laquo; Vacca &raquo;. Enfin, le vers 260 de Silius Italicus dans ses Punica indique aussi l'existence de cette ville. Plus tard, le nom de Vaga subira plusieurs transformations&nbsp;</span></p> <p><strong><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">G&eacute;ographie</span></strong></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Au centre de l'une des r&eacute;gions les plus verdoyantes du pays, &agrave; la lisi&egrave;re des monts de Kroumirie et dans une trou&eacute;e qui est une extension de la vall&eacute;e de la Medjerda, la r&eacute;gion de B&eacute;ja pr&eacute;sente des paysages vari&eacute;s : zones montagneuses dens&eacute;ment recouvertes d'arbres, plaines agricoles et vall&eacute;es fluviales.</span></p> <p><strong><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Histoire</span></strong></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La pr&eacute;sence d'&ecirc;tres humains dans la r&eacute;gion de B&eacute;ja est attest&eacute;e depuis la pr&eacute;histoire par les nombreuses pierres taill&eacute;es et le type d'habitat sp&eacute;cifique de la r&eacute;gion.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- Origines berb&egrave;res:</span> L&eacute;on l'Africain confirme que B&eacute;ja existait d&eacute;j&agrave; avant l'arriv&eacute;e en Tunisie des Ph&eacute;niciens en pr&eacute;cisant qu'elle &laquo; fut fabriqu&eacute;e par les Romains sur les fondements d'une autre qui y &eacute;tait auparavant &raquo;, ce qui expliquait pour lui son nom de Vecchia qui signifie &laquo; vieille &raquo;. C'est H&eacute;rodote, au ve si&egrave;cle av. J.-C., qui donne dans son Enqu&ecirc;te une description du cadre de vie et des habitudes des habitants de cette r&eacute;gion de la Tunisie s'adonnant essentiellement &agrave; l'agriculture.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- D&eacute;veloppement carthaginois:</span> Avec l'arriv&eacute;e des Ph&eacute;niciens sur les c&ocirc;tes tunisiennes et la fondation de Carthage en 814 av. J.-C., une nouvelle &egrave;re s'ouvre et B&eacute;ja devient une cit&eacute; florissante &eacute;quip&eacute;e d'une garnison et fortifi&eacute;e. L'existence de la cit&eacute; ph&eacute;nicienne sur l'emplacement de B&eacute;ja a d'ailleurs &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par la d&eacute;couverte d'une n&eacute;cropole punique o&ugrave; ont &eacute;t&eacute; mises au jour quelque 150 tombes.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- Domination romaine:</span> En 46 av. J.-C., apr&egrave;s la d&eacute;faite de Jugurtha, Rome &eacute;tend son territoire : Carthage et la plus grande partie des &eacute;tats de Jugurtha deviennent officiellement province romaine. B&eacute;ja, en raison de sa position et de son importance strat&eacute;gique, re&ccedil;oit une garnison permanente et se voit int&eacute;gr&eacute;e &agrave; la province. En 17 av. J.-C., l'actuelle Tunisie et la Tripolitaine sont r&eacute;unies en une seule province qui prend le nom de province consulaire d'Afrique. &Agrave; cette &eacute;poque, les Romains d&eacute;mant&egrave;lent la vieille citadelle carthaginoise de B&eacute;ja et construisent celle dont subsistent les restes imposants tout comme les fortifications. Les Romains &eacute;l&egrave;vent par ailleurs d'autres monuments et embellissent la ville qui redevient durant quatre si&egrave;cles une cit&eacute; florissante.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- Moyen &Acirc;ge:</span> En 670, Oqba Ibn Nafi Al Fihri fonde Kairouan et en chassent les Byzantins qui se replient vers Carthage, prise en 695, puis vers le nord-ouest, notamment &agrave; l'abri des murailles de B&eacute;ja. En 696, un cousin du proph&egrave;te Mahomet, meurt dans une bataille &agrave; B&eacute;ja tout comme un grand nombre de soldats. L'ann&eacute;e suivante marque la chute de de l'exarchat de Carthage et la fin du r&egrave;gne byzantin.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En 943, Abu Yazid prend B&eacute;ja apr&egrave;s une br&egrave;ve bataille contre les troupes fatimides : la ville est incendi&eacute;e, les habitants (hommes et enfants) sont massacr&eacute;s et les femmes r&eacute;duites &agrave; l'esclavage, ce que confirme Al-Bakri qui &eacute;voque ces &eacute;v&eacute;nements dans sa Description de l'Afrique septentrionale. Avec l'arriv&eacute;e des Hilaliens sur la Tunisie au xie si&egrave;cle, les Riahs s'&eacute;tablissent au nord de la Medjerda et l'une de leurs fractions, les Akhdar, prend B&eacute;ja et s'y &eacute;tablit. Ils en sont expuls&eacute;s par le calife almohade Abu Yusuf Yaqub al-Mansur en 1187 apr&egrave;s soutenu l'aventurier almoravide Ali ibn Ghania parti des &icirc;les Bal&eacute;ares pour se lancer &agrave; l'assaut des villes de l'Ifriqiya. En 1199, son fr&egrave;re Yahia assi&egrave;ge B&eacute;ja qu'il livre au pillage. Dans les si&egrave;cles suivants, B&eacute;ja continue de souffrir de sa position strat&eacute;gique, ce que confirme Mohamed El Abdery, voyageur et historien andalou qui visite l'Ifriqiya au xiiie si&egrave;cle.</span></p> <p><strong><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Architecture et urbanisme</span></strong></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le noyau central de l'agglom&eacute;ration est form&eacute; d'une m&eacute;dina cern&eacute;e de remparts (kasbah) et d'une ville moderne, n&eacute;e sous le protectorat fran&ccedil;ais de Tunisie et incluant le Palais municipal, monument class&eacute; construit en 1933 et faisant office d'h&ocirc;tel de ville. En 1938 est entreprise une vaste op&eacute;ration de r&eacute;novation d'une partie de la ville moderne avec la cr&eacute;ation du quartier europ&eacute;en sur la rive droite de l'oued Bouzegdem et d'importants travaux d'assainissement dont le plus important est la couverture de l'oued qui traversait alors toute la ville.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&Agrave; l'entr&eacute;e de la ville, trois cigognes, oiseaux associ&eacute;s par les B&eacute;jaois &agrave; la prosp&eacute;rit&eacute;, accueillent les visiteurs. Le pont de Trajan, qui mesure 70 m&egrave;tres sur 7,30 m&egrave;tres et poss&egrave;de trois arches, a &eacute;t&eacute; inaugur&eacute; en 129 sous le r&egrave;gne d'Hadrien mais sa construction avait &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e par Trajan qui lui a laiss&eacute; son nom.</span></p> <p>&nbsp;</p>

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Jendouba

Jendouba, nommée Souk El Arba jusqu'au 30 avril 1966, est une ville du nord-ouest de la Tunisie située à 154 kilomètres de Tunis et à 50 kilomètres de la fron<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Jendouba, nomm&eacute;e Souk El Arba jusqu'au 30 avril 1966, est une ville du nord-ouest de la Tunisie situ&eacute;e &agrave; 154 kilom&egrave;tres de Tunis et &agrave; 50 kilom&egrave;tres de la fronti&egrave;re alg&eacute;ro-tunisienne.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Elle se trouve dans la vall&eacute;e de la Medjerda au centre d'une plaine fertile.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Chef-lieu du gouvernorat qui porte son nom, elle constitue une municipalit&eacute; de 43 997 habitants.</span></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Histoire</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- <span style="text-decoration: underline;">Fondation</span> : Le noyau de la ville de Jendouba a commenc&eacute; &agrave; prendre naissance autour de la petite gare ouverte peu avant l'instauration du protectorat fran&ccedil;ais le 1er septembre 1879. La ville se d&eacute;veloppe, dans un premier temps, du c&ocirc;t&eacute; nord de la ligne de chemin de fer puis s'&eacute;tend peu &agrave; peu vers le sud.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Son nom originel de Souk El Arba est li&eacute; directement au jour du march&eacute; hebdomadaire qui se tenait chaque mercredi.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- <span style="text-decoration: underline;">R&eacute;sistance &agrave; la colonisation</span> : Le 10 novembre 1949, 2 000 ouvriers agricoles de la r&eacute;gion, en particulier de la ville de Souk El Khemis, se mettent en gr&egrave;ve pour protester contre le syst&egrave;me colonial. La gr&egrave;ve dure quatre mois jusqu'en mars et constitue donc la gr&egrave;ve la plus longue dans le secteur agricole &agrave; l'&eacute;poque coloniale. Elle aboutit &agrave; une am&eacute;lioration des salaires, &agrave; des allocations familiales, &agrave; des primes exceptionnelles et &agrave; la r&eacute;duction du temps de travail. Les autorit&eacute;s fran&ccedil;aises exercent cependant des repr&eacute;sailles, en rempla&ccedil;ant 562 gr&eacute;vistes par des ouvriers d'autres r&eacute;gions, les condamnant ainsi au ch&ocirc;mage et &agrave; la mendicit&eacute;</span></p>

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El Haouaria

El Haouaria  est une ville tunisienne située à l'extrémité nord-est du cap Bon, à l'entrée du golfe de Tunis. Rattachée administrativement au gou<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>El Haouaria</strong> &nbsp;est une ville tunisienne situ&eacute;e &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; nord-est du cap Bon, &agrave; l'entr&eacute;e du golfe de Tunis.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Rattach&eacute;e administrativement au gouvernorat de Nabeul, elle est le centre d'une d&eacute;l&eacute;gation et constitue une municipalit&eacute; comptant 9 273 habitants en 20042. La municipalit&eacute; est cr&eacute;&eacute;e par le d&eacute;cret du 2 avril 19663. Elle se situe &agrave; 120 kilom&egrave;tres de Tunis et &agrave; 80 kilom&egrave;tres de la Sicile.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Fauconnerie</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Monument surmont&eacute; de la statue d'un faucon p&egrave;lerin &agrave; l'entr&eacute;e d'El Haouaria</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Son emplacement g&eacute;ographique, son relief contrast&eacute; et son climat doux et temp&eacute;r&eacute; en font un refuge de pr&eacute;dilection pour une multitude d'oiseaux migrateurs. Les Romains surnommeront d'ailleurs l'endroit Aquilaria ou &laquo; pays de l'aigle &raquo;4. Chaque printemps, 40 000 rapaces de 24 esp&egrave;ces diff&eacute;rentes, mais aussi des milliers de cigognes et d'autres oiseaux plus petits, font halte &agrave; la pointe du cap avant leur travers&eacute;e de la mer M&eacute;diterran&eacute;e. C'est tout naturellement que les familles d'El Haouaria d&eacute;veloppent un art de la fauconnerie remontant &agrave; l'&eacute;poque antique comme en t&eacute;moignent certaines mosa&iuml;ques expos&eacute;es au mus&eacute;e national du Bardo. Le savoir-faire en mati&egrave;re de dressage des rapaces, captur&eacute;s au mois de mars, est transmis de g&eacute;n&eacute;ration en g&eacute;n&eacute;ration. L'Association des amis des animaux, cr&eacute;&eacute;e en 1975, m&egrave;ne un efficace travail de sensibilisation de la population &agrave; la protection des oiseaux et plus sp&eacute;cialement des rapaces.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Grottes</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Grottes d'El Haouaria</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&Agrave; trois kilom&egrave;tres &agrave; l'ouest de la ville, les grottes artificielles du site de Ghar El Kebir ont &eacute;t&eacute; creus&eacute;es par des prisonniers ou des esclaves sous l'autorit&eacute; des Carthaginois puis des Romains. Les blocs de pierre qui en &eacute;taient extraits &eacute;taient achemin&eacute;s par mer vers Carthage, de l'autre c&ocirc;t&eacute; du golfe de Tunis. Ils servirent &agrave; l'&eacute;dification de la cit&eacute; punique, mais &eacute;galement &agrave; la construction des forts de la m&eacute;dina de Tunis. Ces carri&egrave;res souterraines sont exploit&eacute;es pendant pr&egrave;s de 1 000 ans. Elles sont constitu&eacute;es de latomies, immenses cavernes &agrave; demi-obscures creus&eacute;es en forme de pyramide, auxquelles on acc&eacute;dait par une &eacute;troite ouverture sup&eacute;rieure et dont certaines communiquaient entre elles par d'&eacute;troits passages. Apr&egrave;s les bombardements de la Seconde Guerre mondiale et les effondrements naturels ult&eacute;rieurs, la visite du site est maintenant possible par de plus larges ouvertures lat&eacute;rales.</span></p>

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