Chercher les endroits intéressants
Actualités – Voir tous »

DOSSIERSBiographie de Sonia M’barek, ministre de la Culture

Sonia M’barek, nommée ministre de la Culture au sein du gouvernement de Habib Essid, est née en 1969. Initialement chanteuse et assistante à l'Institut supérieur de m plus ...

6 January 2016
Top Lieux
Douz

Douz est une ville du sud de la Tunisie connue comme la « porte du Sahara ». Durant l'Antiquité, c'était l'oasis la plus importante de la région Rattachée admi<p><strong>Douz</strong> est une ville du sud de la Tunisie connue comme la &laquo; porte du Sahara &raquo;. Durant l'Antiquit&eacute;, c'&eacute;tait l'oasis la plus importante de la r&eacute;gion</p> <p>Rattach&eacute;e administrativement au gouvernorat de K&eacute;bili, elle constitue en 20042 une municipalit&eacute; de 27 060 habitants situ&eacute;e &agrave; 488 kilom&egrave;tres de Tunis. Ses habitants sont essentiellement des Mrazig qui seraient, selon la tradition, des immigrants arabes de la tribu de Banu Sulaym arriv&eacute;s en Tunisie au xiiie si&egrave;cle.</p> <p><strong>Histoire</strong></p> <p>Jusqu'&agrave; une p&eacute;riode r&eacute;cente, elle &eacute;tait une escale importante pour les caravanes dans leurs voyages entre le Sahara et la Tunisie septentrionale. Elle est actuellement une destination de beaucoup de touristes venus visiter les dunes du Grand Erg Oriental.</p> <p><strong>&Eacute;conomie</strong></p> <p>Oasis de Douz</p> <p>L'&eacute;conomie de la ville dispose d'avantages particuliers par rapport aux villages environnants. La terre y est fertile et la culture de la datte est une grande source de revenus pour la population. Par ailleurs, les revenus d&eacute;coulant du commerce de l'oasis ont &eacute;t&eacute; facilement remplac&eacute;s par les revenus du tourisme.</p> <p>La ville accueille l'un des march&eacute;s les plus caract&eacute;ristiques du pays o&ugrave; sont quotidiennement vendus des produits artisanaux mais aussi, une fois par semaine, des &acirc;nes et des dromadaires. On y trouve &eacute;galement un mus&eacute;e ethnique qui illustre la vie des peuples qui vivaient dans le d&eacute;sert.</p> <p><strong>Culture</strong></p> <p>Chaque ann&eacute;e se d&eacute;roule le Festival international du Sahara rassemblant les tribus nomades de Tunisie, d'Alg&eacute;rie, de Libye, d'&Eacute;gypte, de Jordanie, du Kowe&iuml;t et une &eacute;quipe fran&ccedil;aise de jockeys de dromadaires. La manifestation folklorique, qui dure quatre jours, se d&eacute;roule &agrave; la mani&egrave;re de Jeux olympiques du d&eacute;sert. La grande course est un marathon international de dromadaires de 42 kilom&egrave;tres.</p> <p>La ville accueille depuis 1997 un mus&eacute;e consacr&eacute; &agrave; la r&eacute;gion.</p>

Voir plus
Médenine

Médenine est une ville du sud de la Tunisie située dans la plaine de la Djeffara. Elle occupe une position centrale à 75 kilomètres au sud de Gabès, 78 kilomètres à l'ouest de Ben Gardane et une cinquantaine de kilomètres au nord de Tataouine ; la capitale Tunis se trouve à 482 kilomètres au nord. Chef-lieu du gouvernorat du même nom, elle constitue une municipalité créée le 13 décembre 1913 et comptant 61 705 habitants en 20041. Histoire On peut y trouver des ksour et des ensembles de greniers à provisions de forme demi-cylindrique appelés ghorfas ; les premiers d'entre eux ont été construits vers le xviie siècle. C'est surtout un point de départ pour de nombreux circuits touristiques. La région a été le théâtre d'un échec allemand, la contre-attaque du général Erwin Rommel dans le cadre de l'opération Capri, en mars 1943, contre les forces britanniques de la 8e armée. La bataille est le dernier engagement de Rommel en Afrique du Nord avant qu'il ne soit remplacé par le général Hans-Jürgen von Arnim tant que commandant de l'Afrika Korps. Activités Elle abrite le siège de l'Office de développement du Sud et une zone industrielle comportant des usines de carrelages, de briques et une usine d'embouteillage de l'huile d'olive. Dans le nord de la ville, à Koutine, se trouve une usine de produits laitiers et de boissons gazeuses. La ville est dotée d'un grand hôpital portant le nom de l'ancien président Habib Bourguiba. Éducation Institut des régions arides de Médenine qui étudie les milieux du sud de la Tunisie ; Institut supérieur d'informatique de Médenine ; Institut supérieur de biologie appliquée de Médenine ; Institut supérieur des études appliquées en humanités de Médenine.<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>M&eacute;denine</strong> est une ville du sud de la Tunisie situ&eacute;e dans la plaine de la Djeffara.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Elle occupe une position centrale &agrave; 75 kilom&egrave;tres au sud de Gab&egrave;s, 78 kilom&egrave;tres &agrave; l'ouest de Ben Gardane et une cinquantaine de kilom&egrave;tres au nord de Tataouine ; la capitale Tunis se trouve &agrave; 482 kilom&egrave;tres au nord.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Chef-lieu du gouvernorat du m&ecirc;me nom, elle constitue une municipalit&eacute; cr&eacute;&eacute;e le 13 d&eacute;cembre 1913 et comptant 61 705 habitants en 20041.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Histoire</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">On peut y trouver des ksour et des ensembles de greniers &agrave; provisions de forme demi-cylindrique appel&eacute;s ghorfas ; les premiers d'entre eux ont &eacute;t&eacute; construits vers le xviie si&egrave;cle. C'est surtout un point de d&eacute;part pour de nombreux circuits touristiques.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La r&eacute;gion a &eacute;t&eacute; le th&eacute;&acirc;tre d'un &eacute;chec allemand, la contre-attaque du g&eacute;n&eacute;ral Erwin Rommel dans le cadre de l'op&eacute;ration Capri, en mars 1943, contre les forces britanniques de la 8e arm&eacute;e. La bataille est le dernier engagement de Rommel en Afrique du Nord avant qu'il ne soit remplac&eacute; par le g&eacute;n&eacute;ral Hans-J&uuml;rgen von Arnim tant que commandant de l'Afrika Korps.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Activit&eacute;s</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Elle abrite le si&egrave;ge de l'Office de d&eacute;veloppement du Sud et une zone industrielle comportant des usines de carrelages, de briques et une usine d'embouteillage de l'huile d'olive.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Dans le nord de la ville, &agrave; Koutine, se trouve une usine de produits laitiers et de boissons gazeuses.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La ville est dot&eacute;e d'un grand h&ocirc;pital portant le nom de l'ancien pr&eacute;sident Habib Bourguiba.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>&Eacute;ducation</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Institut des r&eacute;gions arides de M&eacute;denine qui &eacute;tudie les milieux du sud de la Tunisie ;</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Institut sup&eacute;rieur d'informatique de M&eacute;denine ;</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Institut sup&eacute;rieur de biologie appliqu&eacute;e de M&eacute;denine ;</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Institut sup&eacute;rieur des &eacute;tudes appliqu&eacute;es en humanit&eacute;s de M&eacute;denine.</span></p>

Voir plus
Kasserine

Kasserine est une ville située au centre-ouest de la Tunisie ; elle est le chef-lieu du gouvernorat du même nom. La municipalité de Kasserine s'étend sur 12 km2 et comporte<p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Kasserine est une ville situ&eacute;e au centre-ouest de la Tunisie ; elle est le chef-lieu du gouvernorat du m&ecirc;me nom.</span></p> <p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">La municipalit&eacute; de Kasserine s'&eacute;tend sur 12 km2 et comporte deux arrondissements cr&eacute;&eacute;s par un d&eacute;cret du 17 mars 1992 : les cit&eacute;s Ennour et Ezzouhour. La population atteint 76 243 habitants en 2004</span></p> <p><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Histoire</span></strong></p> <p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- <span style="text-decoration: underline;">Antiquit&eacute;</span> : Kasserine compte parmi les rares villes anciennes qui doit sa c&eacute;l&eacute;brit&eacute; au r&ocirc;le strat&eacute;gique, politique et &eacute;conomique qu'elle a jou&eacute; dans l'Antiquit&eacute;.</span></p> <p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Connue sous le nom de Cilium ou de Scilli sous l'Empire romain, la cit&eacute; est &eacute;difi&eacute;e vers l'an 80, sous le r&egrave;gne de l'empereur Vespasien, fondateur de la dynastie des Flaviens. Depuis, elle a su conserver en son sein quelques vestiges qui t&eacute;moignent du d&eacute;veloppement et de la stabilit&eacute; qu'elle a connu aux &eacute;poques romaine puis byzantine.</span></p> <p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Les principaux sites historiques qui datent de ces p&eacute;riodes sont un forum, un arc de triomphe b&acirc;ti en l'honneur de l'empereur romain Septime S&eacute;v&egrave;re, un capitole, un th&eacute;&acirc;tre, plusieurs maisons, une &eacute;glise pal&eacute;ochr&eacute;tienne, un fort byzantin ainsi que deux mausol&eacute;es, le mausol&eacute;e des Flavii et le mausol&eacute;e des Petronnii.</span></p> <p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- <span style="text-decoration: underline;">Moyen &Acirc;ge</span> : Au ve si&egrave;cle, Kasserine est le lieu de pr&eacute;dilection de saint Augustin. Celui-ci y fait construire un monast&egrave;re, o&ugrave; le Patrice Solomon trouve la mort en 544. apr&egrave;s la d&eacute;sastreuse bataille de Cillium contre les Maures. Selon Procope de C&eacute;sar&eacute;e, historien byzantin du vie si&egrave;cle, Solomon &eacute;tait n&eacute; aux environs de Dara ; il succ&egrave;de &agrave; B&eacute;lisaire dans le gouvernement de l'Afrique sous l'Empire byzantin, avant d'&ecirc;tre titr&eacute; Patrice, et joue un r&ocirc;le important dans les guerres contre les Vandales et les Maures.</span></p> <p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">- <span style="text-decoration: underline;">&Eacute;poque contemporaine</span> : &Agrave; l'&eacute;poque contemporaine, Kasserine porte une histoire particuli&egrave;re de lutte et de r&eacute;voltes. En 1864, dans un contexte d'augmentation de la mejba, les tribus sortent d'une perspective strictement locale et se lient avec d'autres tribus pour organiser une r&eacute;volte. Les premi&egrave;res populations &agrave; se r&eacute;volter sont les tribus de l'int&eacute;rieur du pays, &agrave; savoir les Mejer et les Frachich de la r&eacute;gion de Kasserine, les Jlass et les Oueslat de la r&eacute;gion de Kairouan, les Ouled Ayar de la r&eacute;gion de Makthar et les Hemamma de la r&eacute;gion de Sidi Bouzid. Ces mouvements, d&eacute;sordonn&eacute;s dans un premier temps, se coordonnent et portent Ali Ben Ghedhahem, cheikh des Majer, &agrave; la t&ecirc;te du mouvement de r&eacute;volte. En avril 1864, constatant l'ampleur de la r&eacute;volte, Sadok Bey annonce qu'il renonce au doublement de la mejba.</span></p> <p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Kasserine joue &eacute;galement un r&ocirc;le d&eacute;cisif lors des combats de la bataille de Kasserine, au cours de la Seconde Guerre mondiale, en apportant une aide pr&eacute;cieuses aux alli&eacute;s contre les forces germano-italiennes de l'Axe.</span></p> <p><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">De 1952 &agrave; 1954, la lutte des fellagas participe &agrave; pr&eacute;cipiter la fin du protectorat fran&ccedil;ais. En 1984, la ville est touch&eacute;e par le soul&egrave;vement des &laquo; &eacute;meutes du pain &raquo; ainsi que lors de la r&eacute;volution de 2011, o&ugrave; plus d'une cinquantaine de personne sont tu&eacute;es par les forces de l'ordre.</span></p>

Voir plus
Mahdia

Mahdia  est une ville côtière tunisienne située à environ 200 kilomètres au sud de la capitale Tunis. Chef-lieu du gouvernorat du même nom, elle constitue <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Mahdia &nbsp;</strong>est une ville c&ocirc;ti&egrave;re tunisienne situ&eacute;e &agrave; environ 200 kilom&egrave;tres au sud de la capitale Tunis. Chef-lieu du gouvernorat du m&ecirc;me nom, elle constitue une municipalit&eacute; comptant 45 977 habitants en 20042.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Construite &agrave; l'origine sur une presqu'&icirc;le de 1 400 m&egrave;tres de longueur sur 500 m&egrave;tres de largeur, elle abrite l'un des premiers ports de p&ecirc;che du pays. L'activit&eacute; touristique p&egrave;se de plus en plus dans l'&eacute;conomie locale. La cit&eacute; est un centre tertiaire qui a d&eacute;velopp&eacute; peu &agrave; peu un p&ocirc;le d'enseignement sup&eacute;rieur, notamment avec l'&eacute;tablissement de l'Institut d'&eacute;conomie et de gestion en 1999.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Si le centre historique se situe sur la presqu'&icirc;le, la ville s'est &eacute;tendue vers l'int&eacute;rieur des terres avec les quartiers d'Hiboun et de Zouila notamment.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Histoire</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Sa situation g&eacute;ographique strat&eacute;gique et ses fortifications permettent &agrave; la ville, connue successivement sous les noms de Jemma, Aphrodisium et Cap Africa, de jouer un r&ocirc;le de premier plan dans le bassin m&eacute;diterran&eacute;en jusqu'au xvie si&egrave;cle. Mahdia est tout d'abord un comptoir ph&eacute;nicien puis romain sous le nom d'Aphrodisium4. L'&eacute;pave de Mahdia, remontant au ier si&egrave;cle av. J.-C. et charg&eacute;e d'objets d'art ath&eacute;niens a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e au xxe si&egrave;cle (vers 1907)5 &agrave; six kilom&egrave;tres au large de Mahdia ; elle fait de cette derni&egrave;re l'un des plus riches sites de l'arch&eacute;ologie sous-marine en Tunisie.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Croisade contre Mahdia en 1390</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L'ann&eacute;e 916 voit l'arriv&eacute;e du premier calife fatimide Ubayd Allah al-Mahdi qui ordonne la fondation de Mahdia, dont la construction s'&eacute;tale sur cinq ans, et qui lui donne son nom actuel. La ville devient ainsi la capitale des Fatimides en 9216 et le reste jusqu'en 973, date &agrave; laquelle Mahdia est remplac&eacute;e par Le Caire7. Assi&eacute;g&eacute;e durant huit mois (944-945) par les kharidjites sous la conduite de leur chef Abu Yazid, la ville r&eacute;siste victorieusement. En 1057, les Zirides s'y r&eacute;fugient face &agrave; la menace des Hilaliens.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En 1086-1087, pour faire cesser les attaques r&eacute;p&eacute;t&eacute;es des corsaires de cette r&eacute;gion, notamment celles orchestr&eacute;es par le souverain ziride Tamim (1062-1108), les grandes villes marchandes du nord du bassin m&eacute;diterran&eacute;en &mdash; G&ecirc;nes, Pise, Amalfi, Salerne et Gaeta &mdash; arment des b&acirc;timents et s'emparent de Mahdia8.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L'attaque, men&eacute;e par Hughes de Pise, b&eacute;n&eacute;ficie de l'aide de Rome ; elle implique &eacute;galement le seigneur Pantaleone d'Amalfi et re&ccedil;oit le soutien de Mathilde de Toscane.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Bien que Mahdia soit prise, les Italiens ne parviennent pas &agrave; la conserver. L'argent du butin est d&eacute;pens&eacute; dans la cath&eacute;drale de Pise et la construction d'une nouvelle &eacute;glise. L'historien des croisades Carl Erdmann consid&egrave;re ce raid comme un pr&eacute;curseur direct de la premi&egrave;re croisade, qui d&eacute;bute huit ans plus tard, car elle est men&eacute;e sous la banni&egrave;re de Saint Pierre contre un chef musulman. Le roi normand Roger II de Sicile l'occupe en 1148 et maintient son assise jusqu'&agrave; la chute de la ville, dans les premiers jours de 1160, aux mains des Almohades9. La ville perd alors son importance politique au profit de Tunis mais n'en demeure pas moins un important port. La ville fait face au cours de son histoire &agrave; plusieurs si&egrave;ges.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Carte de Mahdia en 1535</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En 139010, devant la perte de ses positions commerciales en Tunisie en faveur de Venise, G&ecirc;nes organise une exp&eacute;dition militaire &agrave; laquelle elle souhaite donner le caract&egrave;re d'une nouvelle croisade, au pr&eacute;texte de se venger de la piraterie des barbaresques contre les chr&eacute;tiens ; la cit&eacute; obtient l'assistance d'un corps de seigneurs franco-anglais, dont Louis II de Bourbon qui en prend le commandement. La place, forte d&eacute;fendue par les Berb&egrave;res de Bougie, de B&ocirc;ne, de Constantine et d'autres r&eacute;gions du Maghreb, venus au secours des Tunisiens, r&eacute;siste &agrave; toutes les attaques. Les Europ&eacute;ens, que les m&eacute;sintelligences ne tardent pas &agrave; diviser, sont oblig&eacute;s de reprendre la mer apr&egrave;s 61 jours de combats infructueux11.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Mahdia est prise au xvie si&egrave;cle par le corsaire Dragut qui en fait son rep&egrave;re12. Charles Quint s'empare de la ville en 1550 et les Espagnols y restent jusqu'en 155413.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En repartant, ils font sauter les remparts que les Ottomans ne reconstruisent que partiellement &agrave; leur retour14. La ville retrouve peu &agrave; peu son calme et devient l'un des plus grands ports de p&ecirc;che de Tunisie.</span></p>

Voir plus