Chercher les endroits intéressants
Actualités – Voir tous »

DOSSIERSBiographie de Sonia M’barek, ministre de la Culture

Sonia M’barek, nommée ministre de la Culture au sein du gouvernement de Habib Essid, est née en 1969. Initialement chanteuse et assistante à l'Institut supérieur de m plus ...

6 January 2016
Top Lieux
Mahdia

Mahdia  est une ville côtière tunisienne située à environ 200 kilomètres au sud de la capitale Tunis. Chef-lieu du gouvernorat du même nom, elle constitue <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Mahdia &nbsp;</strong>est une ville c&ocirc;ti&egrave;re tunisienne situ&eacute;e &agrave; environ 200 kilom&egrave;tres au sud de la capitale Tunis. Chef-lieu du gouvernorat du m&ecirc;me nom, elle constitue une municipalit&eacute; comptant 45 977 habitants en 20042.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Construite &agrave; l'origine sur une presqu'&icirc;le de 1 400 m&egrave;tres de longueur sur 500 m&egrave;tres de largeur, elle abrite l'un des premiers ports de p&ecirc;che du pays. L'activit&eacute; touristique p&egrave;se de plus en plus dans l'&eacute;conomie locale. La cit&eacute; est un centre tertiaire qui a d&eacute;velopp&eacute; peu &agrave; peu un p&ocirc;le d'enseignement sup&eacute;rieur, notamment avec l'&eacute;tablissement de l'Institut d'&eacute;conomie et de gestion en 1999.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Si le centre historique se situe sur la presqu'&icirc;le, la ville s'est &eacute;tendue vers l'int&eacute;rieur des terres avec les quartiers d'Hiboun et de Zouila notamment.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Histoire</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Sa situation g&eacute;ographique strat&eacute;gique et ses fortifications permettent &agrave; la ville, connue successivement sous les noms de Jemma, Aphrodisium et Cap Africa, de jouer un r&ocirc;le de premier plan dans le bassin m&eacute;diterran&eacute;en jusqu'au xvie si&egrave;cle. Mahdia est tout d'abord un comptoir ph&eacute;nicien puis romain sous le nom d'Aphrodisium4. L'&eacute;pave de Mahdia, remontant au ier si&egrave;cle av. J.-C. et charg&eacute;e d'objets d'art ath&eacute;niens a &eacute;t&eacute; retrouv&eacute;e au xxe si&egrave;cle (vers 1907)5 &agrave; six kilom&egrave;tres au large de Mahdia ; elle fait de cette derni&egrave;re l'un des plus riches sites de l'arch&eacute;ologie sous-marine en Tunisie.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Croisade contre Mahdia en 1390</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L'ann&eacute;e 916 voit l'arriv&eacute;e du premier calife fatimide Ubayd Allah al-Mahdi qui ordonne la fondation de Mahdia, dont la construction s'&eacute;tale sur cinq ans, et qui lui donne son nom actuel. La ville devient ainsi la capitale des Fatimides en 9216 et le reste jusqu'en 973, date &agrave; laquelle Mahdia est remplac&eacute;e par Le Caire7. Assi&eacute;g&eacute;e durant huit mois (944-945) par les kharidjites sous la conduite de leur chef Abu Yazid, la ville r&eacute;siste victorieusement. En 1057, les Zirides s'y r&eacute;fugient face &agrave; la menace des Hilaliens.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En 1086-1087, pour faire cesser les attaques r&eacute;p&eacute;t&eacute;es des corsaires de cette r&eacute;gion, notamment celles orchestr&eacute;es par le souverain ziride Tamim (1062-1108), les grandes villes marchandes du nord du bassin m&eacute;diterran&eacute;en &mdash; G&ecirc;nes, Pise, Amalfi, Salerne et Gaeta &mdash; arment des b&acirc;timents et s'emparent de Mahdia8.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L'attaque, men&eacute;e par Hughes de Pise, b&eacute;n&eacute;ficie de l'aide de Rome ; elle implique &eacute;galement le seigneur Pantaleone d'Amalfi et re&ccedil;oit le soutien de Mathilde de Toscane.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Bien que Mahdia soit prise, les Italiens ne parviennent pas &agrave; la conserver. L'argent du butin est d&eacute;pens&eacute; dans la cath&eacute;drale de Pise et la construction d'une nouvelle &eacute;glise. L'historien des croisades Carl Erdmann consid&egrave;re ce raid comme un pr&eacute;curseur direct de la premi&egrave;re croisade, qui d&eacute;bute huit ans plus tard, car elle est men&eacute;e sous la banni&egrave;re de Saint Pierre contre un chef musulman. Le roi normand Roger II de Sicile l'occupe en 1148 et maintient son assise jusqu'&agrave; la chute de la ville, dans les premiers jours de 1160, aux mains des Almohades9. La ville perd alors son importance politique au profit de Tunis mais n'en demeure pas moins un important port. La ville fait face au cours de son histoire &agrave; plusieurs si&egrave;ges.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Carte de Mahdia en 1535</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En 139010, devant la perte de ses positions commerciales en Tunisie en faveur de Venise, G&ecirc;nes organise une exp&eacute;dition militaire &agrave; laquelle elle souhaite donner le caract&egrave;re d'une nouvelle croisade, au pr&eacute;texte de se venger de la piraterie des barbaresques contre les chr&eacute;tiens ; la cit&eacute; obtient l'assistance d'un corps de seigneurs franco-anglais, dont Louis II de Bourbon qui en prend le commandement. La place, forte d&eacute;fendue par les Berb&egrave;res de Bougie, de B&ocirc;ne, de Constantine et d'autres r&eacute;gions du Maghreb, venus au secours des Tunisiens, r&eacute;siste &agrave; toutes les attaques. Les Europ&eacute;ens, que les m&eacute;sintelligences ne tardent pas &agrave; diviser, sont oblig&eacute;s de reprendre la mer apr&egrave;s 61 jours de combats infructueux11.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Mahdia est prise au xvie si&egrave;cle par le corsaire Dragut qui en fait son rep&egrave;re12. Charles Quint s'empare de la ville en 1550 et les Espagnols y restent jusqu'en 155413.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En repartant, ils font sauter les remparts que les Ottomans ne reconstruisent que partiellement &agrave; leur retour14. La ville retrouve peu &agrave; peu son calme et devient l'un des plus grands ports de p&ecirc;che de Tunisie.</span></p>

Voir plus
Douz

Douz est une ville du sud de la Tunisie connue comme la « porte du Sahara ». Durant l'Antiquité, c'était l'oasis la plus importante de la région Rattachée administrativement au gouvernorat de Kébili, elle constitue en 20042 une municipalité de 27 060 habitants située à 488 kilomètres de Tunis. Ses habitants sont essentiellement des Mrazig qui seraient, selon la tradition, des immigrants arabes de la tribu de Banu Sulaym arrivés en Tunisie au xiiie siècle. Histoire Jusqu'à une période récente, elle était une escale importante pour les caravanes dans leurs voyages entre le Sahara et la Tunisie septentrionale. Elle est actuellement une destination de beaucoup de touristes venus visiter les dunes du Grand Erg Oriental. Économie Oasis de Douz L'économie de la ville dispose d'avantages particuliers par rapport aux villages environnants. La terre y est fertile et la culture de la datte est une grande source de revenus pour la population. Par ailleurs, les revenus découlant du commerce de l'oasis ont été facilement remplacés par les revenus du tourisme. La ville accueille l'un des marchés les plus caractéristiques du pays où sont quotidiennement vendus des produits artisanaux mais aussi, une fois par semaine, des ânes et des dromadaires. On y trouve également un musée ethnique qui illustre la vie des peuples qui vivaient dans le désert. Culture Chaque année se déroule le Festival international du Sahara rassemblant les tribus nomades de Tunisie, d'Algérie, de Libye, d'Égypte, de Jordanie, du Koweït et une équipe française de jockeys de dromadaires. La manifestation folklorique, qui dure quatre jours, se déroule à la manière de Jeux olympiques du désert. La grande course est un marathon international de dromadaires de 42 kilomètres. La ville accueille depuis 1997 un musée consacré à la région.<p><strong>Douz</strong> est une ville du sud de la Tunisie connue comme la &laquo; porte du Sahara &raquo;. Durant l'Antiquit&eacute;, c'&eacute;tait l'oasis la plus importante de la r&eacute;gion</p> <p>Rattach&eacute;e administrativement au gouvernorat de K&eacute;bili, elle constitue en 20042 une municipalit&eacute; de 27 060 habitants situ&eacute;e &agrave; 488 kilom&egrave;tres de Tunis. Ses habitants sont essentiellement des Mrazig qui seraient, selon la tradition, des immigrants arabes de la tribu de Banu Sulaym arriv&eacute;s en Tunisie au xiiie si&egrave;cle.</p> <p><strong>Histoire</strong></p> <p>Jusqu'&agrave; une p&eacute;riode r&eacute;cente, elle &eacute;tait une escale importante pour les caravanes dans leurs voyages entre le Sahara et la Tunisie septentrionale. Elle est actuellement une destination de beaucoup de touristes venus visiter les dunes du Grand Erg Oriental.</p> <p><strong>&Eacute;conomie</strong></p> <p>Oasis de Douz</p> <p>L'&eacute;conomie de la ville dispose d'avantages particuliers par rapport aux villages environnants. La terre y est fertile et la culture de la datte est une grande source de revenus pour la population. Par ailleurs, les revenus d&eacute;coulant du commerce de l'oasis ont &eacute;t&eacute; facilement remplac&eacute;s par les revenus du tourisme.</p> <p>La ville accueille l'un des march&eacute;s les plus caract&eacute;ristiques du pays o&ugrave; sont quotidiennement vendus des produits artisanaux mais aussi, une fois par semaine, des &acirc;nes et des dromadaires. On y trouve &eacute;galement un mus&eacute;e ethnique qui illustre la vie des peuples qui vivaient dans le d&eacute;sert.</p> <p><strong>Culture</strong></p> <p>Chaque ann&eacute;e se d&eacute;roule le Festival international du Sahara rassemblant les tribus nomades de Tunisie, d'Alg&eacute;rie, de Libye, d'&Eacute;gypte, de Jordanie, du Kowe&iuml;t et une &eacute;quipe fran&ccedil;aise de jockeys de dromadaires. La manifestation folklorique, qui dure quatre jours, se d&eacute;roule &agrave; la mani&egrave;re de Jeux olympiques du d&eacute;sert. La grande course est un marathon international de dromadaires de 42 kilom&egrave;tres.</p> <p>La ville accueille depuis 1997 un mus&eacute;e consacr&eacute; &agrave; la r&eacute;gion.</p>

Voir plus
Korba

Korba est une ville du littoral nord-est de la Tunisie ouverte sur la façade orientale du cap Bon. Rattachée administrativement au gouvernorat de Nabeul, elle constitue une municipalit&<p><strong>Korba</strong> est une ville du littoral nord-est de la Tunisie ouverte sur la fa&ccedil;ade orientale du cap Bon.</p> <p>Rattach&eacute;e administrativement au gouvernorat de Nabeul, elle constitue une municipalit&eacute; de 34 807 habitants en 20042.</p> <p><strong>G&eacute;ographie</strong></p> <p>Construite &agrave; flanc de colline, &agrave; vingt kilom&egrave;tres au nord de Nabeul, elle est connue pour ses longues plages de sable fin et les cultures mara&icirc;ch&egrave;res et arboricoles de sa campagne environnante.</p> <p><strong>Histoire</strong></p> <p>Des anciens historiens et des itin&eacute;rants ont mentionn&eacute; la ville de Curubis sur la c&ocirc;te africaine entre Clupea, l'actuelle ville de K&eacute;libia, et N&eacute;apolis, l'actuelle ville de Nabeul4,5,6,7,8.</p> <p>La premi&egrave;re mention historique de Curubis est une inscription du temps de la guerre civile romaine, qui mentionne que les g&eacute;n&eacute;raux pomp&eacute;iens Publius Attius Varus et Gaius Considius Longus ont fortifi&eacute; la ville en 46 av. J.-C.9,10,7. Dans les ann&eacute;es qui suivent la guerre civile, la ville devient une colonie romaine, Colonia Iulia Curubis (Pline l'Ancien en parle comme une colonie libera soit &laquo; libre &raquo;), peut-&ecirc;tre dans le cadre de la tentative de Jules C&eacute;sar de d&eacute;barrasser son arm&eacute;e de soldats plus &acirc;g&eacute;s et, en m&ecirc;me temps, de tenir l'Afrique contre les forces pomp&eacute;iennes11,12,13.</p> <p>En 257, l'&eacute;v&ecirc;que Cyprien de Carthage est exil&eacute; ; son biographe Ponce, qui l'accompagne dans son exil, fait l'&eacute;loge du lieu : Provisum esse divinitus... apricum et conpetentem locum, hospitium pro voluntate secretum et quidquid apponi eis ante promissum est, qui regnum et iustitiam dei quaerunt (&laquo; Par la gr&acirc;ce de Dieu un endroit ensoleill&eacute; et appropri&eacute; a &eacute;t&eacute; fourni, un refuge isol&eacute; comme il le souhaitait, et tout ce qui &eacute;tait d&eacute;j&agrave; promis d'&ecirc;tre mis en avant ceux qui cherchent le royaume et la justice de Dieu &raquo;).</p> <p>En 411, Curubis, comme beaucoup de villes africaines, poss&egrave;de son propre &eacute;v&ecirc;que (nomm&eacute; dans la proc&eacute;dure du Concile de Carthage de la m&ecirc;me ann&eacute;e)14. En 484, un &eacute;v&ecirc;que de Curubis est &agrave; nouveau cit&eacute; dans la Notitia provinciarum et civitatium Africae, parmi les &eacute;v&ecirc;ques exil&eacute;s en Corse pour avoir refus&eacute; de jurer all&eacute;geance au roi vandale Hild&eacute;ric15, et encore dans la proc&eacute;dure du Concile de Carthage en 52516.</p> <p>La ville poss&egrave;de son propre th&eacute;&acirc;tre ; une inscription de la fin du iie si&egrave;cle honore les citoyens qui l'avaient cr&eacute;&eacute;e17. Des vestiges d'un aqueduc et une mosa&iuml;que d'Ostie r&eacute;alis&eacute;e par les armateurs de Curubis sugg&egrave;rent que la ville poss&eacute;dait &eacute;galement un port, qui n'a toutefois pas surv&eacute;cu18,19.</p> <p>Au xviie si&egrave;cle, Korba accueille un afflux de morisques d'origine andalouse qui influencent le trac&eacute; labyrinthique des rues du centre-ville.</p> <p><strong>Culture</strong></p> <p>Chaque &eacute;t&eacute;, la ville organise un festival de th&eacute;&acirc;tre amateur.</p> <p>La ville est &eacute;voqu&eacute;e dans le r&eacute;cit &laquo; Un coin du carr&eacute; bleu &raquo; de Mounira Khemir paru dans le volume collectif Enfances tunisiennes20.</p> <p><strong>&Eacute;conomie</strong></p> <p>Sans &ecirc;tre aussi importante sur le plan touristique que Nabeul ou Hammamet, la ville abrite l'un des plus importants villages de vacances du Club Med des ann&eacute;es 1960 &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980. Elle est surnomm&eacute;e &laquo; ville rouge &raquo; du fait de ses sp&eacute;cialisations agricoles dans la culture de la tomate, du piment et de la fraise. La vigne y est &eacute;galement tr&egrave;s pr&eacute;sente.</p>

Voir plus
Djerba

Djerba, parfois orthographiée Jerba, est une île de 514 km2 (25 kilomètres sur 20 et 150 kilomètres de côtes) située au sud-est du golfe de Gabès et barr<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Djerba, parfois orthographi&eacute;e Jerba, est une &icirc;le de 514 km2 (25 kilom&egrave;tres sur 20 et 150 kilom&egrave;tres de c&ocirc;tes) situ&eacute;e au sud-est du golfe de Gab&egrave;s et barrant l&rsquo;entr&eacute;e du golfe de Boughrara, au sud-est de la Tunisie. C&rsquo;est la plus grande &icirc;le des c&ocirc;tes d&rsquo;Afrique du Nord. Sa principale ville, Houmt Souk, rassemble &agrave; elle seule 44 555 des 139 517 Djerbiens.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Ulysse l&rsquo;aurait travers&eacute;e, les Carthaginois y fond&egrave;rent plusieurs comptoirs, les Romains y construisirent plusieurs villes et y d&eacute;velopp&egrave;rent l&rsquo;agriculture et le commerce portuaire. Pass&eacute;e successivement sous domination vandale, byzantine puis arabe, Djerba est devenue depuis les ann&eacute;es 1960 une destination touristique populaire. Elle demeure marqu&eacute;e &agrave; la fois par la persistance de l&rsquo;un des derniers parlers berb&egrave;res tunisiens, l&rsquo;adh&eacute;sion &agrave; l&rsquo;ibadisme d&rsquo;une partie de sa population musulmane et la pr&eacute;sence d&rsquo;une communaut&eacute; juive dont la tradition fait remonter la venue &agrave; la destruction du Temple de Salomon.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">L&rsquo;&icirc;le est reli&eacute;e au continent, au sud-ouest par un bac qui conduit d&rsquo;Ajim &agrave; Jorf et au sud-est par une voie de sept kilom&egrave;tres, dont la premi&egrave;re construction remonterait &agrave; la fin du iiie si&egrave;cle av. J.-C., entre la localit&eacute; d&rsquo;El Kantara et la p&eacute;ninsule de Zarzis.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le 17 f&eacute;vrier 2012, le gouvernement tunisien propose Djerba pour un futur classement sur la liste du patrimoine mondial de l&rsquo;Unesco.</span></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">D&eacute;mographie</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Les habitants de l&rsquo;&icirc;le, principalement arabophones, comptent aussi une importante composante berb&eacute;rophone (Kutamas, Nefzas, Hawwaras, etc.). La plus grande partie de l&rsquo;&icirc;le est occup&eacute;e par des populations villageoises d&rsquo;origine berb&egrave;re comme &agrave; Mezraya, Ghizen, Tezdaine, Wersighen, Sedouikech, Ajim et Guellala o&ugrave; le parler traditionnel est le tamazight, &eacute;galement appel&eacute; ici chelha, langue aux consonances explosives o&ugrave; la lettre &laquo; t &raquo; revient presque &agrave; chaque mot. La tradition berb&eacute;rophone est maintenue surtout par les femmes. Sur le plan religieux se distingue une petite et tr&egrave;s ancienne communaut&eacute; juive &laquo; p&eacute;trifi&eacute;e dans les traditions h&eacute;bra&iuml;ques les plus anciennes &raquo;, lesquelles la disent issue des exil&eacute;s de J&eacute;rusalem. Elle a v&eacute;cu en vase clos pendant des si&egrave;cles.</span></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Architecture et urbanisme</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Les Djerbiens, ayant eu &agrave; subir des attaques r&eacute;p&eacute;t&eacute;es venant de la mer tout au long de leur histoire, se sont &eacute;loign&eacute;s des c&ocirc;tes et dispers&eacute;s dans la campagne &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;&icirc;le. Le b&acirc;ti traditionnel est donc, en g&eacute;n&eacute;ral, isol&eacute; et dispers&eacute; ; il se structure selon une organisation hi&eacute;rarchique de l&rsquo;espace bas&eacute;e sur le menzel, terme signifiant &laquo; maison &raquo; en arabe litt&eacute;ral et d&eacute;crivant les espaces r&eacute;sidentiels et fonctionnels dans lesquels vivent les familles. Celui-ci constitue la cellule de base de l&rsquo;habitat f&eacute;d&eacute;r&eacute; autour de la mosqu&eacute;e.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Les couleurs dominantes des habitations djerbiennes sont le blanc vif pour les murs et les toits, le bleu ciel ou plus rarement le vert bouteille pour les portes et fen&ecirc;tres. D&rsquo;autres couleurs ont commenc&eacute; &agrave; appara&icirc;tre depuis l&rsquo;installation d&rsquo;habitants venus de l&rsquo;ext&eacute;rieur de l&rsquo;&icirc;le (en majorit&eacute; du Sud et du Centre-Ouest de la Tunisie) et la construction de maisons &laquo; de prestige &raquo; par les Djerbiens immigr&eacute;s. Sur l&rsquo;&icirc;le, il est interdit de construire plus de deux &eacute;tages au-dessus du rez-de-chauss&eacute;e et du sous-sol, ce qui a permis de pr&eacute;server une certaine harmonie architecturale.</span></p>

Voir plus