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DOSSIERSBiographie de Sonia M’barek, ministre de la Culture

Sonia M’barek, nommée ministre de la Culture au sein du gouvernement de Habib Essid, est née en 1969. Initialement chanteuse et assistante à l'Institut supérieur de m plus ...

6 January 2016
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Bizerte

Bizerte ou Banzart est une ville du nord de la Tunisie située entre la mer Méditerranée et le lac de Bizerte. Elle est le chef-lieu d'un gouvernorat peuplé de plus d'un dem<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Bizerte ou Banzart est une ville du nord de la Tunisie situ&eacute;e entre la mer M&eacute;diterran&eacute;e et le lac de Bizerte. Elle est le chef-lieu d'un gouvernorat peupl&eacute; de plus d'un demi-million d'habitants.</span></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">G&eacute;ographie</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Elle se trouve &agrave; une soixantaine de kilom&egrave;tres au nord-ouest de Tunis, la capitale du pays, et &agrave; cinq kilom&egrave;tres du cap Blanc, la pointe septentrionale de l'Afrique. La ville se situe &agrave; la pointe sud-est d'un isthme sur la rive nord du canal de Bizerte reliant la mer au lac de Bizerte. Elle est reli&eacute;e au reste de son aire urbaine situ&eacute;e sur la rive sud du canal, form&eacute; par la localit&eacute; de Zarzouna et les villes de Menzel Jemil et Menzel Abderrahmane, par un pont mobile qui d&eacute;bouche directement sur la RN8 menant &agrave; Tunis.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Outre la RN8, la ville de Bizerte est reli&eacute;e &agrave; Tunis par l'autoroute A4, ce qui la met &agrave; 45 minutes environ de l'a&eacute;roport international de Tunis-Carthage. Elle est le chef-lieu d'un gouvernorat qui regroupe aussi les villes de Menzel Bourguiba &agrave; vingt kilom&egrave;tres et Mateur, &agrave; 38 kilom&egrave;tres &agrave; l'ouest de Bizerte sur l'axe menant &agrave; Tabarka et &agrave; la fronti&egrave;re tuniso-alg&eacute;rienne ; il en est de m&ecirc;me des regroupements urbains autour d'Utique (32 kilom&egrave;tres) et des villes de Ras Jebel (36 kilom&egrave;tres) et El Alia (19 kilom&egrave;tres) sur l'axe sud menant &agrave; Tunis.</span></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Histoire</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- Antiquit&eacute; :</span> Petit comptoir fond&eacute; aux environs de 1100 av. J.-C. par les Ph&eacute;niciens, la ville passe sous l'influence de Carthage apr&egrave;s la d&eacute;faite d'Aghatocle pendant les guerres puniques. Elle est ensuite occup&eacute;e par les Romains sous le nom d'Hippo, Hippo Accra, Hippo Diaritus ou Zaritus. Sa conqu&ecirc;te efface d'un trait neuf si&egrave;cles d'histoire punique. D&eacute;mantel&eacute;e, la ville voit son territoire passer sous la coupe d'Utique qui prend le parti de Rome. Il faudra longtemps pour qu'une nouvelle ville romaine s'&eacute;rige &agrave; la place du site punique d'Hippo Diarrhytus. Sous l'empire romain, Hippo entretient des relations maritimes suivies avec Ostie et Rome, comme en t&eacute;moigne une mosa&iuml;que d&eacute;corant sa repr&eacute;sentation commerciale dans la place des Corporations.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Son nom arabe, Banzart, d&eacute;rive d'une d&eacute;formation phon&eacute;tique de son nom antique.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- Moyen &Acirc;ge et &Eacute;poque moderne :</span> La ville est ensuite conquise par les arm&eacute;es musulmanes qui lui donnent son nom actuel. &Agrave; partir de 1050, le d&eacute;ferlement des tribus hilaliennes provoque l'effondrement de l'&Eacute;tat ziride et le pays &eacute;clate en une multitude de petites principaut&eacute;s ind&eacute;pendantes. Bizerte n'&eacute;chappe pas &agrave; la tentation s&eacute;paratiste. La restauration de l'autorit&eacute; almohade annonce une nouvelle rupture : quelque vingt ans plus tard, l'Ifriqiya acc&egrave;de au statut de province autonome et voit &eacute;merger la dynastie hafside.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En 1535, les troupes de Charles Quint prennent la ville, mais les Ottomans les chassent en 1574. Elle conna&icirc;t alors, gr&acirc;ce &agrave; son port, sa premi&egrave;re grande p&eacute;riode de prosp&eacute;rit&eacute;. C'est alors une base de course associ&eacute;e &agrave; Tunis. En r&eacute;action, la ville subit le bombardement de la marine du roi de France en 1681. Les 4 et 5 juillet 1770, l'escadre du comte de Broves bombarde &agrave; nouveau la ville et d&eacute;truit les installations du port. En 1784 et 1785, ce furent les V&eacute;nitiens qui bombardent la ville et le port avec des bombes incendiaires.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L'abolition de la piraterie en 1818 aurait pu porter un coup fatal &agrave; Bizerte mais le lac, dans lequel se reproduisent dorades, soles, mulets, loups et pageots si faciles &agrave; pi&eacute;ger quand ils regagnent la mer en empruntant le chenal qui traverse la ville, compense pendant quelques ann&eacute;es ces pertes de revenus. Les Bizertins deviennent donc p&ecirc;cheurs et c'est par centaines de tonnes que le poisson est export&eacute; chaque ann&eacute;e vers Tunis, l'Italie et la France.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En 1786, un d&eacute;cret beylical accorde &agrave; la France les droits exclusifs de la p&ecirc;che du corail mais les contrebandiers suivent aussit&ocirc;t. G&eacute;nois, Catalans, V&eacute;nitiens, Siciliens, Pisans, Corses et Marseillais, ils fondent nombre d'entrep&ocirc;ts et de commerces dans l'&icirc;lot de R'ba&acirc; mais ne mettent qu'une cinquantaine d'ann&eacute;es &agrave; d&eacute;truire les massifs de corail. En 1850, ils ne sont plus que 2 000.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- Protectorat fran&ccedil;ais :</span> La France obtient la primaut&eacute; de la ville lors du trait&eacute; de Berlin en 1878. Les navires de la marine fran&ccedil;aise entrent dans le vieux port de Bizerte durant la campagne de Tunisie en mai 1881 mais, le 18 mars 1884, ils le quittent suite &agrave; des pressions diplomatiques des Britanniques qui voient d'un mauvais &oelig;il la cr&eacute;ation d'une base militaire maritime &agrave; 250 milles de Malte.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La France entreprend tr&egrave;s t&ocirc;t, en 1886, la construction d'un grand port du fait du r&ocirc;le strat&eacute;gique de la ville sur le canal de Sicile avec le creusement du chenal qui n'est achev&eacute; qu'en 1892 ; ce canal est creus&eacute; pour relier la mer M&eacute;diterran&eacute;e au lac de Bizerte o&ugrave; est am&eacute;nag&eacute;e une rade. L'am&eacute;nagement du port s'acc&eacute;l&egrave;re notamment sous l'impulsion du capitaine de vaisseau Ponty dans les ann&eacute;es 1897-1898, avec la mont&eacute;e de la tension entre la France et le Royaume-Uni, notamment &agrave; l'occasion de la crise de Fachoda. De l'autre c&ocirc;t&eacute; du lac est fond&eacute;e la cit&eacute; de Ferryville, appel&eacute;e de nos jours Menzel Bourguiba. Sous le protectorat fran&ccedil;ais, la ville cro&icirc;t rapidement : la municipalit&eacute; de Bizerte est cr&eacute;&eacute;e par le d&eacute;cret du 16 juillet 1884. En 1898, un pont transbordeur est &eacute;difi&eacute; sur le canal pour joindre la ville &agrave; la rive sud du canal ; il reste en service jusqu'en 1909.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En d&eacute;cembre 1920, le gouvernement fran&ccedil;ais autorise l'escadre russe de l'arm&eacute;e des volontaires &agrave; se r&eacute;fugier &agrave; Bizerte. Les r&eacute;fugi&eacute;s russes sont r&eacute;partis dans diff&eacute;rents camps militaires fran&ccedil;ais proches de Bizerte, notamment Nador, Djebel K&eacute;bir, Saint-Jean, Roumi et Chreck ben Chabane. Le dernier navire, le cuirass&eacute; G&eacute;n&eacute;ral-Alekse&iuml;ev, est vendu &agrave; un d&eacute;molisseur en 1935. L'&eacute;glise Saint-Alexandre-Nevski de Bizerte, toujours en service, t&eacute;moigne de cette &eacute;poque.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En mars 1939, le reliquat de la marine r&eacute;publicaine espagnole command&eacute;e par l'amiral Miguel Buiza Fernandez Palacios est autoris&eacute;e &agrave; p&eacute;n&eacute;trer dans la rade de Bizerte par le gouvernement fran&ccedil;ais. Elle compte trois croiseurs, sept contre-torpilleurs et un sous-marin et transporte 4 300 personnes.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- R&eacute;sistance au colonialisme :</span> En d&eacute;pit de relations souvent pacifiques entre les communaut&eacute;s europ&eacute;enne et musulmane, la ville de Bizerte a &eacute;t&eacute; un haut lieu de la r&eacute;sistance au colonialisme.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- Ind&eacute;pendance:</span> Malgr&eacute; l'ind&eacute;pendance accord&eacute;e &agrave; la Tunisie en 1956, la France conserve la base de Bizerte jusqu'au 15 octobre 196320, ce qui entra&icirc;ne de nombreuses tensions entre la Tunisie de Habib Bourguiba et la France de Charles de Gaulle qui atteignent leur paroxysme lors de la crise de Bizerte.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Suite aux tensions entre la jeune Tunisie ind&eacute;pendante et la France sur le d&eacute;lai de l'&eacute;vacuation de la base a&eacute;ronavale de Bizerte, des manifestations organis&eacute;es par le pouvoir tunisien devant le portail de la caserne de Sidi Ahmed se transforment en batailles rang&eacute;es. Du 19 au 22 juillet 1961, la bataille fait rage dans la ville ; les militaires fran&ccedil;ais seront accus&eacute;s par les autorit&eacute;s tunisiennes d'avoir utilis&eacute; du napalm sans que cela ne soit d&eacute;montr&eacute;. Preuve de la violence de l'&eacute;preuve de force, les &eacute;v&egrave;nements de Bizerte font officiellement 24 morts et 100 bless&eacute;s du c&ocirc;t&eacute; fran&ccedil;ais contre 630 morts (dont une moiti&eacute; au moins de civils) et 1 555 bless&eacute;s. Selon le Croissant rouge tunisien, la bataille aurait fait plus de 5 000 morts.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">L'implication de plusieurs individus originaires de la ville dans le complot du 25 d&eacute;cembre 1962 contre Bourguiba aurait &eacute;t&eacute; motiv&eacute;e par leur insatisfaction &agrave; l'&eacute;gard de la mani&egrave;re dont il avait g&eacute;r&eacute; la crise.</span></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">D&eacute;mographie</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Les Bizertins sont les descendants d'immigr&eacute;s <em>arabes et berb&egrave;res</em> d'Alg&eacute;rie, fuyant les ann&eacute;es de s&eacute;cheresse de la fin du xixe si&egrave;cle, de <em>musulmans d'Andalousie, de slaves musulmans</em> de l'Empire ottoman, de Siciliens, de Corses, de Sardes, de Maltais et de <em>Russes blancs</em> install&eacute;s &agrave; Bizerte apr&egrave;s la R&eacute;volution russe de 1917. Les habitants d'origine europ&eacute;enne et la petite communaut&eacute; juive ont quitt&eacute; la ville progressivement avec l'ind&eacute;pendance de la Tunisie le 20 mars 1956, le d&eacute;part des forces fran&ccedil;aises stationn&eacute;es dans la ville le 15 octobre 1963 et la nationalisation des terres d&eacute;tenues par les colons le 12 mai 1964.</span></p>

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El Haouaria

El Haouaria  est une ville tunisienne située à l'extrémité nord-est du cap Bon, à l'entrée du golfe de Tunis. Rattachée administrativement au gouvernorat de Nabeul, elle est le centre d'une délégation et constitue une municipalité comptant 9 273 habitants en 20042. La municipalité est créée par le décret du 2 avril 19663. Elle se situe à 120 kilomètres de Tunis et à 80 kilomètres de la Sicile. Fauconnerie Monument surmonté de la statue d'un faucon pèlerin à l'entrée d'El Haouaria Son emplacement géographique, son relief contrasté et son climat doux et tempéré en font un refuge de prédilection pour une multitude d'oiseaux migrateurs. Les Romains surnommeront d'ailleurs l'endroit Aquilaria ou « pays de l'aigle »4. Chaque printemps, 40 000 rapaces de 24 espèces différentes, mais aussi des milliers de cigognes et d'autres oiseaux plus petits, font halte à la pointe du cap avant leur traversée de la mer Méditerranée. C'est tout naturellement que les familles d'El Haouaria développent un art de la fauconnerie remontant à l'époque antique comme en témoignent certaines mosaïques exposées au musée national du Bardo. Le savoir-faire en matière de dressage des rapaces, capturés au mois de mars, est transmis de génération en génération. L'Association des amis des animaux, créée en 1975, mène un efficace travail de sensibilisation de la population à la protection des oiseaux et plus spécialement des rapaces. Grottes Grottes d'El Haouaria À trois kilomètres à l'ouest de la ville, les grottes artificielles du site de Ghar El Kebir ont été creusées par des prisonniers ou des esclaves sous l'autorité des Carthaginois puis des Romains. Les blocs de pierre qui en étaient extraits étaient acheminés par mer vers Carthage, de l'autre côté du golfe de Tunis. Ils servirent à l'édification de la cité punique, mais également à la construction des forts de la médina de Tunis. Ces carrières souterraines sont exploitées pendant près de 1 000 ans. Elles sont constituées de latomies, immenses cavernes à demi-obscures creusées en forme de pyramide, auxquelles on accédait par une étroite ouverture supérieure et dont certaines communiquaient entre elles par d'étroits passages. Après les bombardements de la Seconde Guerre mondiale et les effondrements naturels ultérieurs, la visite du site est maintenant possible par de plus larges ouvertures latérales.<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>El Haouaria</strong> &nbsp;est une ville tunisienne situ&eacute;e &agrave; l'extr&eacute;mit&eacute; nord-est du cap Bon, &agrave; l'entr&eacute;e du golfe de Tunis.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Rattach&eacute;e administrativement au gouvernorat de Nabeul, elle est le centre d'une d&eacute;l&eacute;gation et constitue une municipalit&eacute; comptant 9 273 habitants en 20042. La municipalit&eacute; est cr&eacute;&eacute;e par le d&eacute;cret du 2 avril 19663. Elle se situe &agrave; 120 kilom&egrave;tres de Tunis et &agrave; 80 kilom&egrave;tres de la Sicile.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Fauconnerie</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Monument surmont&eacute; de la statue d'un faucon p&egrave;lerin &agrave; l'entr&eacute;e d'El Haouaria</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Son emplacement g&eacute;ographique, son relief contrast&eacute; et son climat doux et temp&eacute;r&eacute; en font un refuge de pr&eacute;dilection pour une multitude d'oiseaux migrateurs. Les Romains surnommeront d'ailleurs l'endroit Aquilaria ou &laquo; pays de l'aigle &raquo;4. Chaque printemps, 40 000 rapaces de 24 esp&egrave;ces diff&eacute;rentes, mais aussi des milliers de cigognes et d'autres oiseaux plus petits, font halte &agrave; la pointe du cap avant leur travers&eacute;e de la mer M&eacute;diterran&eacute;e. C'est tout naturellement que les familles d'El Haouaria d&eacute;veloppent un art de la fauconnerie remontant &agrave; l'&eacute;poque antique comme en t&eacute;moignent certaines mosa&iuml;ques expos&eacute;es au mus&eacute;e national du Bardo. Le savoir-faire en mati&egrave;re de dressage des rapaces, captur&eacute;s au mois de mars, est transmis de g&eacute;n&eacute;ration en g&eacute;n&eacute;ration. L'Association des amis des animaux, cr&eacute;&eacute;e en 1975, m&egrave;ne un efficace travail de sensibilisation de la population &agrave; la protection des oiseaux et plus sp&eacute;cialement des rapaces.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Grottes</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Grottes d'El Haouaria</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&Agrave; trois kilom&egrave;tres &agrave; l'ouest de la ville, les grottes artificielles du site de Ghar El Kebir ont &eacute;t&eacute; creus&eacute;es par des prisonniers ou des esclaves sous l'autorit&eacute; des Carthaginois puis des Romains. Les blocs de pierre qui en &eacute;taient extraits &eacute;taient achemin&eacute;s par mer vers Carthage, de l'autre c&ocirc;t&eacute; du golfe de Tunis. Ils servirent &agrave; l'&eacute;dification de la cit&eacute; punique, mais &eacute;galement &agrave; la construction des forts de la m&eacute;dina de Tunis. Ces carri&egrave;res souterraines sont exploit&eacute;es pendant pr&egrave;s de 1 000 ans. Elles sont constitu&eacute;es de latomies, immenses cavernes &agrave; demi-obscures creus&eacute;es en forme de pyramide, auxquelles on acc&eacute;dait par une &eacute;troite ouverture sup&eacute;rieure et dont certaines communiquaient entre elles par d'&eacute;troits passages. Apr&egrave;s les bombardements de la Seconde Guerre mondiale et les effondrements naturels ult&eacute;rieurs, la visite du site est maintenant possible par de plus larges ouvertures lat&eacute;rales.</span></p>

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Hammamet

Hammamet est une ville tunisienne située sur la côte sud-est du cap Bon, à une soixantaine de kilomètres au sud de Tunis. Rattachée au gouvernorat de Nabeul, elle co<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Hammamet est une ville tunisienne situ&eacute;e sur la c&ocirc;te sud-est du cap Bon, &agrave; une soixantaine de kilom&egrave;tres au sud de Tunis.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Rattach&eacute;e au gouvernorat de Nabeul, elle constitue une municipalit&eacute; de 63 116 habitants, dont 40 197 habitants pour la ville elle-m&ecirc;me, et s'&eacute;tend sur une superficie de 3 600 hectares. Elle forme avec l'agglom&eacute;ration de Nabeul une conurbation bipolaire de 185 000 habitants.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Elle est souvent pr&eacute;sent&eacute;e comme une station baln&eacute;aire, l'une des principales du pays. Le d&eacute;veloppement r&eacute;cent de la marina de Yasmine Hammamet renforce l'importance de l'industrie touristique dans l'&eacute;conomie locale. En effet, r&eacute;put&eacute;e depuis la deuxi&egrave;me moiti&eacute; du xxe si&egrave;cle, la ville offre aux touristes de longues plages le long du golfe portant son nom.</span></p> <p style="text-align: justify;"><strong><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">G&eacute;ographie</span></strong></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le relief local comprend deux petites plaines c&ocirc;ti&egrave;res d'une faible altitude : une large plaine &agrave; l'ouest et une plus &eacute;troite &agrave; l'est. Ces deux plaines se terminent sur la mer par des plages sablonneuses longeant le littoral sur une vingtaine de kilom&egrave;tres. Au nord-ouest, dans l'arri&egrave;re-pays, se dressent une s&eacute;rie de collines dominant la ville et dont le point culminant ne d&eacute;passe gu&egrave;re 250 m&egrave;tres.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">Le noyau d'Hammamet est constitu&eacute; par sa m&eacute;dina mesurant environ 200 m&egrave;tres sur 200 m&egrave;tres. &Agrave; l'ouest se trouve la kasbah et, au nord, la place des Martyrs o&ugrave; se trouve un monument ressemblant &agrave; la tour Eiffel et qui rappelle les martyrs de la guerre d'ind&eacute;pendance ; cette derni&egrave;re forme le centre du Hammamet moderne. De l&agrave; partent les deux principaux axes de la ville : l'avenue Habib Bourguiba et l'avenue de la R&eacute;publique. Le centre moderne d'Hammamet, regroupant restaurants et services, se trouve aux environs de ces deux axes. La zone touristique se divise, &agrave; partir du centre, en deux sections.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-family: arial, helvetica, sans-serif; font-size: medium;">La plus petite et plus ancienne (Hammamet Nord) s'&eacute;tale vers Nabeul et la plus grande et plus r&eacute;cente (Yasmine Hammamet), situ&eacute;e &agrave; plusieurs kilom&egrave;tres &agrave; l'ouest, s'&eacute;tale en direction de Bouficha. &Agrave; trois kilom&egrave;tres du centre se trouve un centre culturel (dans l'ancienne villa du milliardaire roumain George Sebastian) qui abrite chaque &eacute;t&eacute; le Festival international d'Hammamet.</span></p>

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Le Kef

Le Kef est une ville de Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du même nom. Située au nord-ouest du pays, à 175 kilomètres à l'ouest de Tunis et à une qu<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Le Kef</strong>&nbsp;est une ville de Tunisie et le chef-lieu du gouvernorat du m&ecirc;me nom.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Situ&eacute;e au nord-ouest du pays, &agrave; 175 kilom&egrave;tres &agrave; l'ouest de Tunis et &agrave; une quarantaine de kilom&egrave;tres &agrave; l'est de la fronti&egrave;re tuniso-alg&eacute;rienne, elle compte 45 191 habitants en 20042.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le saint patron du Kef est Sidi Bou Makhlouf qui a donn&eacute; son nom &agrave; un mausol&eacute;e de la ville.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La ville et sa r&eacute;gion sont le territoire de la tribu berb&egrave;re des Drid.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>&Eacute;tymologie</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Connue tout d'abord sous le nom de Sicca &agrave; l'&eacute;poque carthaginoise puis Sicca Veneria &agrave; l'av&eacute;nement de la domination romaine4, la ville a ensuite port&eacute; divers noms tout au long de son histoire : Colonia Julia Cirta, Cirta Nova, Sikka Beneria, Chaqbanariya et enfin Le Kef d&egrave;s le xvie si&egrave;cle. De nombreuses ruines romaines sont toujours pr&eacute;sentes5.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>G&eacute;ographie</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Fort du Kef et ses environs</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Ruines de bains romains au pied de la kasbah</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Fort du Kef (XVIIe-XVIIIe s.)</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Grande ville la plus &eacute;lev&eacute;e de Tunisie, &agrave; 582 m&egrave;tres d'altitude, sa superficie urbanis&eacute;e atteint 2 500 hectares dont 45 sont situ&eacute;s &agrave; l'int&eacute;rieur des anciens remparts de la m&eacute;dina.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La municipalit&eacute; du Kef est r&eacute;partie sur le territoire de deux d&eacute;l&eacute;gations, Kef Est et Kef Ouest, qui correspondent aux deux arrondissements municipaux.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Histoire</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le Kef est, depuis la plus haute Antiquit&eacute;, la principale ville du Haut-Tell et du nord-ouest tunisien dont elle constitue, jusqu'&agrave; une date r&eacute;cente, le centre politique, le plus important centre religieux et la place forte dominante.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Anciennement appel&eacute;e Colonia Iulia Veneria Cirta Nova Sicca, elle fait l'objet de discussions entre historiens en tant que localisation potentielle de la capitale de la Numidie &eacute;voqu&eacute;e par Salluste dans son Bellum Jugurthum6,7,8,9,10,11,12,13, l'autre hypoth&egrave;se &eacute;tant la ville de Constantine en Alg&eacute;rie.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En 688, la ville conna&icirc;t un premier raid des arm&eacute;es arabes.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En 1600, un premier fort est construit pour abriter &agrave; partir de 1637 une garnison permanente (oujaq) ; le dispositif est compl&eacute;t&eacute; par des remparts fortifi&eacute;s &eacute;difi&eacute;s par Ali Ier Pacha vers 1739-174014. Ceci n'emp&ecirc;che toutefois pas la prise et le pillage de la cit&eacute; par les Alg&eacute;riens en 1756, ni l'occupation militaire fran&ccedil;aise &agrave; partir de 1881. Par le d&eacute;cret beylical du 8 juillet 1884, Le Kef est &eacute;rig&eacute; en municipalit&eacute;, l'une des premi&egrave;res du pays15.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En 1973, la ville accueille un sommet entre les pr&eacute;sidents tunisien Habib Bourguiba et alg&eacute;rien Houari Boum&eacute;di&egrave;ne ; ce dernier propose la constitution d'une union tuniso-alg&eacute;rienne que Bourguiba d&eacute;cline en mettant en avant le d&eacute;veloppement de la coop&eacute;ration &eacute;conomique entre les deux pays16.</span></p>

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