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DOSSIERSBiographie de Sonia M’barek, ministre de la Culture

Sonia M’barek, nommée ministre de la Culture au sein du gouvernement de Habib Essid, est née en 1969. Initialement chanteuse et assistante à l'Institut supérieur de m plus ...

6 January 2016
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Korba

Korba est une ville du littoral nord-est de la Tunisie ouverte sur la façade orientale du cap Bon. Rattachée administrativement au gouvernorat de Nabeul, elle constitue une municipalit&<p><strong>Korba</strong> est une ville du littoral nord-est de la Tunisie ouverte sur la fa&ccedil;ade orientale du cap Bon.</p> <p>Rattach&eacute;e administrativement au gouvernorat de Nabeul, elle constitue une municipalit&eacute; de 34 807 habitants en 20042.</p> <p><strong>G&eacute;ographie</strong></p> <p>Construite &agrave; flanc de colline, &agrave; vingt kilom&egrave;tres au nord de Nabeul, elle est connue pour ses longues plages de sable fin et les cultures mara&icirc;ch&egrave;res et arboricoles de sa campagne environnante.</p> <p><strong>Histoire</strong></p> <p>Des anciens historiens et des itin&eacute;rants ont mentionn&eacute; la ville de Curubis sur la c&ocirc;te africaine entre Clupea, l'actuelle ville de K&eacute;libia, et N&eacute;apolis, l'actuelle ville de Nabeul4,5,6,7,8.</p> <p>La premi&egrave;re mention historique de Curubis est une inscription du temps de la guerre civile romaine, qui mentionne que les g&eacute;n&eacute;raux pomp&eacute;iens Publius Attius Varus et Gaius Considius Longus ont fortifi&eacute; la ville en 46 av. J.-C.9,10,7. Dans les ann&eacute;es qui suivent la guerre civile, la ville devient une colonie romaine, Colonia Iulia Curubis (Pline l'Ancien en parle comme une colonie libera soit &laquo; libre &raquo;), peut-&ecirc;tre dans le cadre de la tentative de Jules C&eacute;sar de d&eacute;barrasser son arm&eacute;e de soldats plus &acirc;g&eacute;s et, en m&ecirc;me temps, de tenir l'Afrique contre les forces pomp&eacute;iennes11,12,13.</p> <p>En 257, l'&eacute;v&ecirc;que Cyprien de Carthage est exil&eacute; ; son biographe Ponce, qui l'accompagne dans son exil, fait l'&eacute;loge du lieu : Provisum esse divinitus... apricum et conpetentem locum, hospitium pro voluntate secretum et quidquid apponi eis ante promissum est, qui regnum et iustitiam dei quaerunt (&laquo; Par la gr&acirc;ce de Dieu un endroit ensoleill&eacute; et appropri&eacute; a &eacute;t&eacute; fourni, un refuge isol&eacute; comme il le souhaitait, et tout ce qui &eacute;tait d&eacute;j&agrave; promis d'&ecirc;tre mis en avant ceux qui cherchent le royaume et la justice de Dieu &raquo;).</p> <p>En 411, Curubis, comme beaucoup de villes africaines, poss&egrave;de son propre &eacute;v&ecirc;que (nomm&eacute; dans la proc&eacute;dure du Concile de Carthage de la m&ecirc;me ann&eacute;e)14. En 484, un &eacute;v&ecirc;que de Curubis est &agrave; nouveau cit&eacute; dans la Notitia provinciarum et civitatium Africae, parmi les &eacute;v&ecirc;ques exil&eacute;s en Corse pour avoir refus&eacute; de jurer all&eacute;geance au roi vandale Hild&eacute;ric15, et encore dans la proc&eacute;dure du Concile de Carthage en 52516.</p> <p>La ville poss&egrave;de son propre th&eacute;&acirc;tre ; une inscription de la fin du iie si&egrave;cle honore les citoyens qui l'avaient cr&eacute;&eacute;e17. Des vestiges d'un aqueduc et une mosa&iuml;que d'Ostie r&eacute;alis&eacute;e par les armateurs de Curubis sugg&egrave;rent que la ville poss&eacute;dait &eacute;galement un port, qui n'a toutefois pas surv&eacute;cu18,19.</p> <p>Au xviie si&egrave;cle, Korba accueille un afflux de morisques d'origine andalouse qui influencent le trac&eacute; labyrinthique des rues du centre-ville.</p> <p><strong>Culture</strong></p> <p>Chaque &eacute;t&eacute;, la ville organise un festival de th&eacute;&acirc;tre amateur.</p> <p>La ville est &eacute;voqu&eacute;e dans le r&eacute;cit &laquo; Un coin du carr&eacute; bleu &raquo; de Mounira Khemir paru dans le volume collectif Enfances tunisiennes20.</p> <p><strong>&Eacute;conomie</strong></p> <p>Sans &ecirc;tre aussi importante sur le plan touristique que Nabeul ou Hammamet, la ville abrite l'un des plus importants villages de vacances du Club Med des ann&eacute;es 1960 &agrave; la fin des ann&eacute;es 1980. Elle est surnomm&eacute;e &laquo; ville rouge &raquo; du fait de ses sp&eacute;cialisations agricoles dans la culture de la tomate, du piment et de la fraise. La vigne y est &eacute;galement tr&egrave;s pr&eacute;sente.</p>

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Siliana

Le gouvernorat de Siliana , créé le 5 juin 19741, est l'un des 24 gouvernorats de la Tunisie. Il est situé dans le centre du pays et couvre une superficie de 4 642 km21, soit 2,8 % de la superficie du pays. Il abrite en 2014 une population de 223 0872 habitants. Son chef-lieu est Siliana. Géographie Le gouvernorat de Siliana est entouré par sept autres gouvernorats : le gouvernorat de Béja au nord-est, de Jendouba au nord-ouest, du Kef à l'ouest, de Zaghouan et Kairouan à l'est et de Kasserine et Sidi Bouzid au sud, ce qui lui permet de servir de point de passage entre les régions du nord-ouest, du centre et du sud du pays. Le gouvernorat de Siliana est traversé par deux chaînes montagneuses : le Tell au nord et l'Atlas au sud. Le relief y est donc varié et accidenté. Les formes de transition, collines et plateaux, y occupent une grande place mais elles sont dominées par des massifs montagneux. Les précipitations annuelles sont évaluées à 450 millimètres, 500 millimètres sur les hauteurs et 300 millimètres dans les plaines. Administrativement, le gouvernorat est découpé en onze délégations, dix municipalités, dix conseils ruraux et 86 imadas1.<p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le gouvernorat de Siliana , cr&eacute;&eacute; le 5 juin 19741, est l'un des 24 gouvernorats de la Tunisie. Il est situ&eacute; dans le centre du pays et couvre une superficie de 4 642 km21, soit 2,8 % de la superficie du pays. Il abrite en 2014 une population de 223 0872 habitants. Son chef-lieu est Siliana.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>G&eacute;ographie</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le gouvernorat de Siliana est entour&eacute; par sept autres gouvernorats : le gouvernorat de B&eacute;ja au nord-est, de Jendouba au nord-ouest, du Kef &agrave; l'ouest, de Zaghouan et Kairouan &agrave; l'est et de Kasserine et Sidi Bouzid au sud, ce qui lui permet de servir de point de passage entre les r&eacute;gions du nord-ouest, du centre et du sud du pays.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le gouvernorat de Siliana est travers&eacute; par deux cha&icirc;nes montagneuses : le Tell au nord et l'Atlas au sud. Le relief y est donc vari&eacute; et accident&eacute;. Les formes de transition, collines et plateaux, y occupent une grande place mais elles sont domin&eacute;es par des massifs montagneux. Les pr&eacute;cipitations annuelles sont &eacute;valu&eacute;es &agrave; 450 millim&egrave;tres, 500 millim&egrave;tres sur les hauteurs et 300 millim&egrave;tres dans les plaines.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Administrativement, le gouvernorat est d&eacute;coup&eacute; en onze d&eacute;l&eacute;gations, dix municipalit&eacute;s, dix conseils ruraux et 86 imadas1.</span></p>

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Sfax

Sfax , deuxième ville et centre économique de Tunisie, est une ville portuaire de l'est du pays située à environ 270 kilomètres de Tunis. Riche de ses industries et <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Sfax</strong> , deuxi&egrave;me ville et centre &eacute;conomique de Tunisie, est une ville portuaire de l'est du pays situ&eacute;e &agrave; environ 270 kilom&egrave;tres de Tunis. Riche de ses industries et de son port, la ville joue un r&ocirc;le &eacute;conomique de premier plan avec l'exportation de l'huile d'olive et du poisson frais ou congel&eacute;. Sfax est une cit&eacute; d'affaires et compte certains sites &agrave; vocation touristique, tels que la m&eacute;dina et Thyna, malgr&eacute; la pr&eacute;sence des usines de traitement du phosphate.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Sfax compte 265 131 habitants en 20043 &mdash; pour une agglom&eacute;ration, le Grand Sfax, d'environ 500 000 habitants &mdash; et se pr&eacute;sente comme une agglom&eacute;ration tr&egrave;s &eacute;tendue (sur 220 km2, soit autant que l'agglom&eacute;ration de Tunis, qui compte quatre fois plus d'habitants), plate et comprise dans un tissu urbain structur&eacute; par des axes de communication en toile d'araign&eacute;e. Elle est bord&eacute;e &agrave; l'est par la mer M&eacute;diterran&eacute;e et l'amorce du golfe de Gab&egrave;s.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>&Eacute;tymologie</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Parfois, c'est &agrave; un produit agricole, une cucurbitac&eacute;e, que l'on attribue l'origine du nom de Sfax5. Ce dernier viendrait en effet de fakous qui signifie &laquo; concombre &raquo; en tunisien. Toutefois, &Eacute;lis&eacute;e Reclus explique dans sa Nouvelle g&eacute;ographie universelle l'origine de cette fausse interpr&eacute;tation :</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&laquo; Un des l&eacute;gumes que l'on cultive le plus dans les jardins de Sfak&egrave;s est le concombre ou fakous, mot d'o&ugrave; l'on a voulu d&eacute;river le nom de la ville : d'apr&egrave;s Shaw [Thomas Shaw qui fit un voyage dans la R&eacute;gence de Tunis en 1732], Sfak&egrave;s serait la cit&eacute; des concombres6. &raquo;</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Toutefois, dans son livre Fastes chronologiques de la ville de Sfaks, Antoine du Paty de Clam mentionne que Sfaks peut se d&eacute;composer en s fa ekez, signifiant en berb&egrave;re &laquo; celui qui &eacute;tend la surveillance &raquo; et dont la traduction grecque &eacute;quivaut &agrave; Taphrouria (poste de surveillance) transcrite en Taphrura par des historiens tels que Ptol&eacute;m&eacute;e7.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><strong>Histoire</strong></span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Sfax, ancienne Syphax berb&egrave;re et par la suite Taparura romaine, est reb&acirc;tie par les Aghlabides au ixe si&egrave;cle &agrave; partir des mat&eacute;riaux de l'antique ville romaine situ&eacute;e &agrave; environ trois kilom&egrave;tres. Ils construisent les remparts qui donnent &agrave; la m&eacute;dina sa configuration actuelle.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La cit&eacute; doit r&eacute;sister aux Hilaliens venus d'&Eacute;gypte en 1057 et, de 1095 &agrave; 1099, elle constitue un petit &eacute;mirat ind&eacute;pendant11. Elle passe, comme la plupart des villes c&ocirc;ti&egrave;res, sous la domination du roi normand Roger II de Sicile en 114812, avant d'&ecirc;tre r&eacute;int&eacute;gr&eacute;e &agrave; la sph&egrave;re musulmane par les Almohades d'Abd al-Mumin en 1159 ; ceci fait suite &agrave; trois ans d'une r&eacute;volte amorc&eacute;e par Omar, avec notamment le massacre des chr&eacute;tiens de la cit&eacute; le 25 f&eacute;vrier 115613.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Repr&eacute;sentation de la prise de Sfax en 1881 par &Eacute;douard Detaille</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Sfax conna&icirc;t la r&eacute;volte d'Ali Ben Ghedhahem s'opposant au bey de Tunis en 1864 et celle de 1881 pour refuser le protectorat fran&ccedil;ais. Les troupes fran&ccedil;aises sont oblig&eacute;es de la bombarder pour en venir &agrave; bout14.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Elle est &eacute;galement bombard&eacute;e par les Alli&eacute;s pendant la campagne de Tunisie (Seconde Guerre mondiale) alors qu'elle est occup&eacute;e par les puissances de l'Axe en 1942-1943.</span></p> <p style="text-align: justify;"><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Sfax est la ville o&ugrave; s'illustrent deux grands militants de l'ind&eacute;pendance nationale assassin&eacute;s par l'organisation terroriste coloniale de la Main rouge : le syndicaliste Farhat Hached (natif de l'archipel des Kerkennah) qui est abattu le 5 d&eacute;cembre 195215 et le responsable destourien H&eacute;di Chaker qui est tu&eacute; le 13 septembre 195316.</span></p>

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Béja

  Béja est une ville du nord-ouest de la Tunisie située à une centaine de kilomètres de Tunis et à une cinquantaine de kilomètres de la frontière<p>&nbsp;</p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">B&eacute;ja est une ville du nord-ouest de la Tunisie situ&eacute;e &agrave; une centaine de kilom&egrave;tres de Tunis et &agrave; une cinquantaine de kilom&egrave;tres de la fronti&egrave;re tuniso-alg&eacute;rienne.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Chef-lieu du gouvernorat du m&ecirc;me nom, elle constitue une municipalit&eacute; comptant 56 677 habitants en 2004.</span></p> <p><strong><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&Eacute;tymologie</span></strong></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Vaga est le nom antique de l'actuelle B&eacute;ja. C'est dans la Guerre de Jugurtha &eacute;crit par Salluste que le nom de Vaga est cit&eacute; pour la premi&egrave;re fois dans une &oelig;uvre &eacute;crite. Salluste en parle comme d'une ville qui avait d&eacute;j&agrave; &agrave; cette &eacute;poque une citadelle et des portes.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Pline l'Ancien en parle aussi dans son Histoire naturelle. Pour sa part, Plutarque &eacute;voque aussi cette ville dans Les Vies des hommes illustres sous l'orthographe &laquo; Vacca &raquo;. Enfin, le vers 260 de Silius Italicus dans ses Punica indique aussi l'existence de cette ville. Plus tard, le nom de Vaga subira plusieurs transformations&nbsp;</span></p> <p><strong><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">G&eacute;ographie</span></strong></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Au centre de l'une des r&eacute;gions les plus verdoyantes du pays, &agrave; la lisi&egrave;re des monts de Kroumirie et dans une trou&eacute;e qui est une extension de la vall&eacute;e de la Medjerda, la r&eacute;gion de B&eacute;ja pr&eacute;sente des paysages vari&eacute;s : zones montagneuses dens&eacute;ment recouvertes d'arbres, plaines agricoles et vall&eacute;es fluviales.</span></p> <p><strong><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Histoire</span></strong></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">La pr&eacute;sence d'&ecirc;tres humains dans la r&eacute;gion de B&eacute;ja est attest&eacute;e depuis la pr&eacute;histoire par les nombreuses pierres taill&eacute;es et le type d'habitat sp&eacute;cifique de la r&eacute;gion.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- Origines berb&egrave;res:</span> L&eacute;on l'Africain confirme que B&eacute;ja existait d&eacute;j&agrave; avant l'arriv&eacute;e en Tunisie des Ph&eacute;niciens en pr&eacute;cisant qu'elle &laquo; fut fabriqu&eacute;e par les Romains sur les fondements d'une autre qui y &eacute;tait auparavant &raquo;, ce qui expliquait pour lui son nom de Vecchia qui signifie &laquo; vieille &raquo;. C'est H&eacute;rodote, au ve si&egrave;cle av. J.-C., qui donne dans son Enqu&ecirc;te une description du cadre de vie et des habitudes des habitants de cette r&eacute;gion de la Tunisie s'adonnant essentiellement &agrave; l'agriculture.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- D&eacute;veloppement carthaginois:</span> Avec l'arriv&eacute;e des Ph&eacute;niciens sur les c&ocirc;tes tunisiennes et la fondation de Carthage en 814 av. J.-C., une nouvelle &egrave;re s'ouvre et B&eacute;ja devient une cit&eacute; florissante &eacute;quip&eacute;e d'une garnison et fortifi&eacute;e. L'existence de la cit&eacute; ph&eacute;nicienne sur l'emplacement de B&eacute;ja a d'ailleurs &eacute;t&eacute; confirm&eacute;e par la d&eacute;couverte d'une n&eacute;cropole punique o&ugrave; ont &eacute;t&eacute; mises au jour quelque 150 tombes.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- Domination romaine:</span> En 46 av. J.-C., apr&egrave;s la d&eacute;faite de Jugurtha, Rome &eacute;tend son territoire : Carthage et la plus grande partie des &eacute;tats de Jugurtha deviennent officiellement province romaine. B&eacute;ja, en raison de sa position et de son importance strat&eacute;gique, re&ccedil;oit une garnison permanente et se voit int&eacute;gr&eacute;e &agrave; la province. En 17 av. J.-C., l'actuelle Tunisie et la Tripolitaine sont r&eacute;unies en une seule province qui prend le nom de province consulaire d'Afrique. &Agrave; cette &eacute;poque, les Romains d&eacute;mant&egrave;lent la vieille citadelle carthaginoise de B&eacute;ja et construisent celle dont subsistent les restes imposants tout comme les fortifications. Les Romains &eacute;l&egrave;vent par ailleurs d'autres monuments et embellissent la ville qui redevient durant quatre si&egrave;cles une cit&eacute; florissante.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;"><span style="text-decoration: underline;">- Moyen &Acirc;ge:</span> En 670, Oqba Ibn Nafi Al Fihri fonde Kairouan et en chassent les Byzantins qui se replient vers Carthage, prise en 695, puis vers le nord-ouest, notamment &agrave; l'abri des murailles de B&eacute;ja. En 696, un cousin du proph&egrave;te Mahomet, meurt dans une bataille &agrave; B&eacute;ja tout comme un grand nombre de soldats. L'ann&eacute;e suivante marque la chute de de l'exarchat de Carthage et la fin du r&egrave;gne byzantin.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">En 943, Abu Yazid prend B&eacute;ja apr&egrave;s une br&egrave;ve bataille contre les troupes fatimides : la ville est incendi&eacute;e, les habitants (hommes et enfants) sont massacr&eacute;s et les femmes r&eacute;duites &agrave; l'esclavage, ce que confirme Al-Bakri qui &eacute;voque ces &eacute;v&eacute;nements dans sa Description de l'Afrique septentrionale. Avec l'arriv&eacute;e des Hilaliens sur la Tunisie au xie si&egrave;cle, les Riahs s'&eacute;tablissent au nord de la Medjerda et l'une de leurs fractions, les Akhdar, prend B&eacute;ja et s'y &eacute;tablit. Ils en sont expuls&eacute;s par le calife almohade Abu Yusuf Yaqub al-Mansur en 1187 apr&egrave;s soutenu l'aventurier almoravide Ali ibn Ghania parti des &icirc;les Bal&eacute;ares pour se lancer &agrave; l'assaut des villes de l'Ifriqiya. En 1199, son fr&egrave;re Yahia assi&egrave;ge B&eacute;ja qu'il livre au pillage. Dans les si&egrave;cles suivants, B&eacute;ja continue de souffrir de sa position strat&eacute;gique, ce que confirme Mohamed El Abdery, voyageur et historien andalou qui visite l'Ifriqiya au xiiie si&egrave;cle.</span></p> <p><strong><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Architecture et urbanisme</span></strong></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">Le noyau central de l'agglom&eacute;ration est form&eacute; d'une m&eacute;dina cern&eacute;e de remparts (kasbah) et d'une ville moderne, n&eacute;e sous le protectorat fran&ccedil;ais de Tunisie et incluant le Palais municipal, monument class&eacute; construit en 1933 et faisant office d'h&ocirc;tel de ville. En 1938 est entreprise une vaste op&eacute;ration de r&eacute;novation d'une partie de la ville moderne avec la cr&eacute;ation du quartier europ&eacute;en sur la rive droite de l'oued Bouzegdem et d'importants travaux d'assainissement dont le plus important est la couverture de l'oued qui traversait alors toute la ville.</span></p> <p><span style="font-size: medium; font-family: arial, helvetica, sans-serif;">&Agrave; l'entr&eacute;e de la ville, trois cigognes, oiseaux associ&eacute;s par les B&eacute;jaois &agrave; la prosp&eacute;rit&eacute;, accueillent les visiteurs. Le pont de Trajan, qui mesure 70 m&egrave;tres sur 7,30 m&egrave;tres et poss&egrave;de trois arches, a &eacute;t&eacute; inaugur&eacute; en 129 sous le r&egrave;gne d'Hadrien mais sa construction avait &eacute;t&eacute; lanc&eacute;e par Trajan qui lui a laiss&eacute; son nom.</span></p> <p>&nbsp;</p>

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